Libérée de ma prétendue "emprise", Julie Amadis a boycotté le 8 mars 2025 et écrit 4 lignes en 2026. VOICI SES PASSIONNANTS ARTICLES de 2017 à 2024 en tant qu'intellectuelle égaliste humanocrate révolutionnaire prioritairement pour les femmes du Tiers-Monde.
Libérée de ma prétendue "emprise", Julie Amadis a boycotté le 8 mars 2025 et écrit 4 lignes en 2026. VOICI SES PASSIONNANTS ARTICLES de 2017 à 2024 en tant qu'intellectuelle égaliste humanocrate révolutionnaire prioritairement pour les femmes du Tiers-Monde.
Une pancarte "Femme Vie Liberté" à Toulouse.
En ce 8 mars, Julie Amadis — après 24 années de militantisme féministe révolutionnaire — l'an dernier 2025, ta famille avait réussi à t'interdire de commémorer ce 8 mars. Là, tu as réussi à écrire quatre lignes.
Julie Amadis : « Solidarité avec les femmes du monde entier, manifestation du 8 mars à Toulouse. Soutien aux femmes iraniennes. Panneau Femme Vie Liberté. »
Les femmes iraniennes — ton soutien, c'était le soutien à la révolution de 1979, c'est-à-dire la reconstruction des shoras de délégués révocables. Ton militantisme, c'était un militantisme pour les femmes pauvres — exigeant que toutes les femmes du monde entier reçoivent l'équivalent d'un SMIC français, comme les hommes d'ailleurs. Et donc une diminution du salaire des femmes privilégiées en France. C'était ça ton militantisme. Ils te l'ont fait payer très cher. Ils t'ont lobotomisée avec de la chimie — à tel point que l'an dernier ta famille a réussi à t'empêcher de commémorer le 8 mars.
Ta famille a aussi réussi à te contraindre à porter plainte contre moi pour emprise pendant 24 années — où ton militantisme révolutionnaire en faveur des femmes du monde entier était en réalité une emprise de ma part. Il y a huit faux témoignages dans une attestation de divorce. Ils ont aussi réussi à te faire porter plainte pour violences psychologiques.
Je vais démonter la façon dont ces gens t'ont détruite — et dont visiblement tu récupères un tout petit peu de ce que tu es. Super Julie. Mais visiblement là, en ce 8 mars 2026, quatre lignes sont totalement ridicules par rapport à ce que Super Julie faisait auparavant.
Voici ton œuvre. Je vais sur ton blog. Voilà ton blog : instit, anti-violences enfants, anti-FranceàFric, un blog anti-Bolloré. Et donc la clique de Bolloré t'a fait payer ça très cher. Tu n'as pu enseigner que 3 ans. Ils t'ont suspendue — Peillon — exclue — Benoît Hamon — puis révoquée pour atteinte à la République française. Ça, c'est Vallaud-Belkacem, Hollande — celle qui frappait ses enfants.
Le 6 mars 2017, ton article : « Les femmes de Kati — près de Bamako — ont commencé la révolution malienne le 31 janvier 2012. On a beaucoup entendu parler de courageuses femmes kurdes qui combattaient les islamo-fascistes de Daesh en Syrie, mais très très très peu — et pas du tout dans les médias occidentaux — des femmes maliennes qui combattent contre les terroristes missionnés par Sarkozy, Fillon et le général Puga en 2011. »
Ça, c'est ton article de 2017.
En novembre 2017 : « Égoïsme des pseudo-féministes en France, indifférentes aux Togolaises. » 3 novembre 2017 : les enfants morts au Togo, 15 fois plus qu'en France, à cause des salaires esclavagistes de Bolloré, and Co. Tu dénonçais les gros salaires — plusieurs fois le niveau du PIB moyen mondial, au-dessus du SMIC français — reçus par des complices de Bolloré. Ces femmes féministes qui réclament toujours plus de privilèges et qui veulent aligner leurs privilèges sur les privilèges des hommes.
Article suivant — 8 mars 2018 : « Commémorer la journée de la femme, c'est commencer la révolution mondiale humanocrate — comme les femmes de Pétrograd en 1917. »
Ca c'est l'exemple de l'emprise que j'exerçais sur toi. Alors forcément, les féministes du Havre qui veulent toujours plus de privilèges — privilèges évidemment volés aux femmes africaines — sont forcément le soutien de ceux qui t'ont lobotomisée pour t'interdire de militer en faveur de la révolution. Des féministes qui sont évidemment les complices des militants NPA et PCF qui t'ont exclue en 2014 et révoquée de la fonction publique en 2016 — en t'empêchant d'exercer ton activité de professeure des écoles, et non pas animatrice périscolaire, comme ta famille t'a forcée à l'écrire sur LinkedIn.
Je continue donc ton article de 2018 : « Le 8 mars, c'est le jour où les femmes russes ont commencé la révolution. Ce sont les femmes qui ont été la locomotive de la plus grande révolution du 20e siècle. »
Et cetera et cetera. Et à l'époque, tu n'écrivais pas quatre lignes quand tu étais sous mon emprise. Tu écrivais des articles entiers. Et c'est ça que ces malfaisants de ta famille ont réussi à t'interdire de faire. C'est à dire qu'ils ont réussi à détruire ta capacité à rédiger — on voit sur la partie droite les 1 506 articles que tu as rédigés sur une période de 10 années. Ils ont réussi, ces malfaisants, à t'interdire de le faire. Ils ont aussi réussi d'ailleurs à faire effacer le blog "L'Affaire Duvillier Amadis" — que je vais reproduire ailleurs.
Ça, c'est 2020 : « Le 8 mars, c'est le jour de la révolution des femmes, de la révolution féministe anticapitaliste — et pas celui de la contre-révolution des femmes formoises parasites quémandant les mêmes privilèges que les parasites hommes. »
« Pour entraîner les masses dans la politique, il faut entraîner les femmes. (Lénine) Car sous le régime capitaliste, la moitié du genre humain est doublement opprimée. L'ouvrière et la paysanne sont opprimées par le capital. En outre, même dans les plus démocratiques des républiques bourgeoises, elles restent devant la loi des êtres inférieurs à l'homme. Elles sont de véritables esclaves domestiques. Car c'est à elles qu'incombe le travail mesquin, dur, abrutissant de la cuisine et du ménage. Aujourd'hui, journée internationale des ouvrières dans tous les pays du monde. »
L'article dénonçant l'hypocrisie des femmes en France, des pseudo-féministes qui veulent toujours plus de privilèges — volés évidemment aux femmes africaines.
Ca c'est ton article avec les citations de Lénine.
FranceàFric : 5 800 enfants de moins de 5 ans morts chaque jour en Afrique sub-saharienne.
Ça c'est l'article rapportant en 1921 la décision.
2021. En 2021, toujours sous mon emprise d'après ta famille — qui donc a réussi à t'interdire de commémorer le 8 mars l'an dernier 2025 — et qui visiblement ne t'a laissé la force, le droit — j'ignore ce qui se passe — de publier quatre lignes uniquement en ce jour. Donc le 8 mars, c'est la journée de la femme africaine universaliste révolutionnaire qui réclame 1 000 € par mois pour toutes les Africaines, tous les Africains et tous les pauvres de la planète.
LES TITRES DES ARTICLES DE JULIE AMADIS ET LES EXERGUES
lundi 6 mars 2017
Les femmes de Kati ont commencé la révolution malienne le 31 janvier 2012
On a beaucoup entendu parler des courageuses femmes Kurdes qui combattent les islamofascistes de Daech en Syrie mais très très très peu (et pas du tout dans les médias occidentaux) des femmes maliennes qui combattent contre les terroristes missionnés par Sarkozy, Fillon et le général Puga en 2011.
vendredi 3 novembre 2017
EGOISME des pseudo-féministes en France indifférentes aux Togolaises !
![]() |
| Affiche du groupe pseudo-féministe "les Glorieuses" |
"Nous devons comprendre comment la lutte des femmes burkinabé d’aujourd’hui fait partie de la lutte de toutes les femmes dans le monde et au-delà de cela, la réhabilitation pleine et entière de notre continent. La question des femmes est donc au cœur même de l’humanité elle-même, ici, là-bas et partout.
L’émancipation de la femme passe par son instruction et l’obtention d’un pouvoir économique. Le travail au même titre que l’homme, les mêmes droits et devoirs sont des armes contre l’excision et la polygamie, armes que la femme n’hésitera pas à utiliser pour se libérer elle-même et non par quelqu’un d’autre." (Thomas Sankara)
Alors que les femmes du Togo étaient massivement dans les rues de Sokodé, de Lomé et de Kpalimé, en ce mois d'octobre 2017, pour mettre fin au régime Franceàfric de la dictature Gnassingbé.
jeudi 8 mars 2018
Commémorer la journée de la femme c'est commencer la révolution mondiale humanocrate comme les femmes de Pétrograd en 1917
Le 8 mars c'est le jour où les femmes russes ont commencé la révolution.
Ce sont les femmes qui ont été la locomotive de la plus grande révolution du 20° siècle.
C'était en 1917, il y a 101 ans.
La "journée de la femme" c'est la commémoration d'une lutte contre le capitalisme et l'impérialisme initiée par des femmes.
Mais la Bourgeoisie et la Formoisie l'ont transformé en une journée commerciale pour aggraver la consommation d'objets inutiles des femmes et journée aux revendications égoïstes niant la spoliation quotidienne des Africains et Africaines avec les femmes cadres qui gagnent plus que la moyenne mondiale par habitant et qui réclament un droit identique aux hommes à spolier l'Africain et l’Africaine.
dimanche 8 mars 2020
Le 8 mars c'est le jour de la révolution des femmes, de la révolution féministe anti-capitalistes pas celui de la contre-révolution des femmes formoises Parasites quémandant les même privilèges que les Parasites hommes
lundi 8 mars 2021
Le 8 mars, c'est la journée de la femme africaine universaliste révolutionnaire qui réclame 1000€/mois pour toutes les Africaines, tous les Africains et tous les pauvres de la planète
lundi 7 mars 2022
8 mars 2022 : Journée internationaliste de la femme. Reprendre l'héritage de ses initiatrices Rosa Luxembourg et de Clara Zetkin qui appelaient à transformer la guerre en révolution ainsi que l'héritage de la révolution russe commencée le 8 mars 1917. "Tout le pouvoir aux délégués révocables #1pour25"
Par Julie Amadis
8 mars 2022
#IpEaVàEaFàF
Pourquoi doivent-ils s'entretuer et détruire avec eux tout ce qu'ils ont créé ?
Qui bénéficie de ce cauchemar de sang ?
Tout juste une poignée de profiteurs de guerre.
Puisque les hommes ne peuvent plus parler,
c'est à vous de le faire.
Travailleuses de tous les pays en guerre, unissez-vous11 ! »
mercredi 8 mars 2023
Tout le pouvoir aux délégué-es révocables ! Reprendre le combat des femmes révolutionnaires initiatrices de la journée de la femme Clara Zetkin, Rosa Luxembourg et Alexandra Kollontai pour gagner la révolution mondiale anti-capitaliste
édité par Yanick Toutain
Rosa Luxemburg 1917 : "Tout le pouvoir aux masses ouvrières et paysannes, tout le pouvoir aux soviets - c'était là en effet le seul moyen de sortir de la difficulté où se trouvait engagée la révolution, c'était là le coup d'épée qui pouvait trancher le nœud gordien, tirer la révolution de l'impasse et lui ouvrir un champ de développement illimité.
Le parti de Lénine fut ainsi le seul en Russie qui comprit les vrais intérêts de la révolution; dans cette première période, il en fut la force motrice, en tant que seul parti qui poursuivit une politique réellement socialiste. "
"Le parlementarisme bourgeois, comme la domination de classe de la bourgeoisie, dont il est l'objectif politique essentiel, est déchu de son droit à l'existence." Rosa Luxemburg novembre 1918
jeudi 7 mars 2024
Féminisme révolutionnaire VS féminisme formois-bourgeois : Sylvia Pankhurst et Christabel Pankhurst les sœurs suffragettes ennemies à partir de 1914
jeudi 7 mars 2024
Les lettres de Sylvia Pankhurst à Lénine auraient pu sauver la révolution européenne 1918-1923 du naufrage parlementariste contre le sabotage de Lénine
On comprendra comment Sylvia Pankhurst fut la Cassandre du fascisme montant.
Dans un autre texte du 9 septembre 1920, "l'Italie devant la révolution", elle écrivait
" Devant la famine et le danger il n'y a que deux alternatives : les Soviets ou la dictature du Riche. "
et plus loin "Gramsci pense que la révolution italienne
peut éclater pendant une période électorale ;
et nous avons tenu à lui faire remarquer
que les cas qu'il venait de nous citer
fournissaient des arguments remarquables à la propagande
contre le système parlementaire bourgeois
et pour les Soviets, arguments faciles à employer en période électorale."
REPONSE HYPOCRITE DE LENINE
"On ne peut en douter : l'Internationale Communiste et les partis communistes des divers pays commettraient une faute irréparable en repoussant les ouvriers, partisans du pouvoir des Soviets, mais qui ne consentent pas à prendre part à la lutte parlementaire. Si on pose la question d'une façon générale, théoriquement, c'est précisément ce programme, celui de la lutte pour le pouvoir des Soviets, pour la république des Soviets, qui peut et doit unir maintenant, sans conteste, tous les révolutionnaires honnêtes et sincères des milieux ouvriers. Beaucoup d'ouvriers anarchistes deviennent maintenant de sincères partisans du pouvoir des Soviets, ce qui nous prouve qu'ils sont nos meilleurs camarades et amis, qu'ils sont parmi les meilleurs révolutionnaires et ne furent adversaires du marxisme que par malentendu ou, plus exactement, non par malentendu, mais parce que le socialisme officiel, dominant à l'époque de la seconde Internationale (1889-1914) trahit le marxisme, mutila l'enseignement révolutionnaire de Marx en général et son enseignement sur l'expérience de la Commune de Paris (1871) en particulier. Je l'ai exposé dans mon livre L'Etat et la Révolution ; je ne m'arrêterai donc plus sur cette question.
jeudi 7 mars 2024
Sylvia Pankhurst avait détaillé bien mieux que Lénine en 1917 comment des soviets pourraient donner le pouvoir aux femmes comme aux hommes
Les Soviets domestiques des villes.
Les Soviets domestiques de district ou de sous-district qui font partie des villes de plus de 50_000 habitants enverront au Soviet domestique de cette ville un délégué pour vingt régions soviétiques. Ainsi, au soviet de Manchester et de Salford, les différents sous-districts enverraient au total 207 délégués.
LES ARTICLES COMPLETS ECRITIS PAR JULIE AMADIS
lundi 6 mars 2017
Les femmes de Kati ont commencé la révolution malienne le 31 janvier 2012
On a beaucoup entendu parler des courageuses femmes Kurdes qui combattent les islamofascistes de Daech en Syrie mais très très très peu (et pas du tout dans les médias occidentaux) des femmes maliennes qui combattent contre les terroristes missionnés par Sarkozy, Fillon et le général Puga en 2011.
Des narco-trafiquants MNLA, ribistes islamofascistes téléguidés par l'Etat français et le Qatar qui pris en charge la logistique des terroristes sous camouflage Croissant Rouge : MNLA, Ansar Dine, MUJAO, AQMI.
Ce sont les femmes de Kati qui débutent la révolution malienne de 2012.
Le 31 janvier 2012, les femmes de militaires manifestent pacifiquement pour dénoncer le fait que l'Etat malien Franceàfric ne fasse pas le nécessaire contre les islamofascistes qui envahissent le Nord-Mali.
Pour comprendre, il faut remonter quinze jours avant. C'est l'objet d'un premier article.
C'est Sarkozy, Fillon, Juppé, Baroin et le général Puga qui ont envoyé les jihadistes attaquer le Mali avec la complicité du président ATT
Ici nous nous consacrons à l'irruption des femmes de soldats de Kati sur la scène politique malienne.RÉVOLTE DES FEMMES = DÉBUT DE LA RÉVOLUTION MALIENNE
C'est parce que le président ATT laisse les terroristes envahir le Mali, égorger les Maliens et appliquer la charia que les femmes sont en colère.
Le massacre d'Aguelhoc et la révélation est la goutte d'eau qui fait déborder un vase déjà bien rempli.
Leur colère explose le 31 janvier 2012.
LA MANIFESTATION DU 31 JANVIER 2012
Le 31 janvier 2012, les femmes de militaires de la garnison de Kati manifestent pacifiquement pour dénoncer le fait que l'Etat malien Franceàfric ne fasse pas le nécessaire contre les islamofascistes qui envahissent le Nord-Mali. Elles vivent avec la peur de perdre leur mari chaque jour et ne supportent pas de rester les bras croisés à les attendre.Elles refusent donc que le combat de leur mari contre les islamofascistes ne soit un simulacre au moment où - on en aura la preuve - le Président aide les terroristes.
Elles exigent que leurs hommes soient correctement armés pour vraiment libérer le pays.
Elles marchent dans les rues de Kati, ville située au Mali à 15 km de la capitale, accompagnées de leurs enfants. Durant huit heures, il sera impossible d'entrer dans la ville. Leur mouvement a entraîné d'autres habitants de Kati qui les ont rejoint.
Dès 9h du matin, ces femmes se sont rassemblées à la place des Martyrs. Elles ont marché avec leurs pancartes où l'on pouvait lire "A bas ATT assassins de nos soldats".
L'une d'entre elles exprime le sentiment général des manifestantes.
"Les larmes aux yeux, la gorge nouée, une frêle jeune fille, à peine sortie de l’enfance, criait comme pour se faire entendre de tout le pays : « Nous ne supportons plus d’assister les bras croisés à l’assassinat de nos pères et de nos frères, mal armés, au nord du Mali »."(maliweb)Le nombre de manifestants étaient de 500.
Les manifestantes ont marché devant le siège de la radiotélévision du Mali
(ORTM) et finissaient leur manifestation à Koulouba, là où se trouvait le Président de la République du Mali.
Le chef d’État major des armées, le général Gabriel Poudrougou et le ministre de la Défense et des anciens combattants, M Natié Pléa ont cherché à apaiser les tensions, en vain.
Les femmes ont exigé de rencontrer le Président. Devant leur insistance, le Président a accepté de recevoir une délégation de 4 femmes et un homme. Sekou Keita, porte parole des manifestants a résumé leur entretien :
"Le Président a nié toutes les allégations. Il nous a dit qu'il n'est pas de mèche avec les rebelles et qu'il n'a pas donné l'ordre à qui que ce soit de ne pas tirer sur les bandits armés".Les manifestantes ne sont pas prêtes à en rester là.
"A la question de savoir le pourquoi d'une 2ème journée de manifestation, Mme Diabaté une dame très écoutée et respectée de ses consœurs nous répondLe 1er février la colère monte encore d'un cran et se manifeste sous formes d'émeutes et de saccages contre des propriétés touarègues.
"Tout le Mali sait ce que nous voulons" (Maliweb)
Comme les terroristes se revendiquent "Touaregs" alors qu'ils sont avant tout des pantins de l'impérialisme, une partie de la population malienne assimile les touaregs au terrorisme.
LE MOUVEMENT S’ÉTEND A D'AUTRES VILLES
LES JEUNES SORTENT MASSIVEMENT DANS LES RUES
DE SEGOU SIKASSO ET BAMAKO
Le 2 février le mouvement commencé par les femmes de Kati le 31 janvier s'étend aux villes de Segou, Sikasso et à Bamako, la capitale.
Ce sont en grande majorité des jeunes qui manifestent. En plus de la manifestation des pneus sont brulés et des barricades sont dressées.
A partir de 9H, les manifestants ont commencé à se réunir. D'après les médias maliens qui ne donnent pas de précisions quand au nombre de manifestants, les manifestants composaient une "foule importante" (Malijet). Certains jeunes étaient armés de bâtons. La police tente d’empêcher la progression de la manif en lançant des gaz lacrymogènes. Le face à face entre les forces de l'ordre et les manifestants dure une heure. Face la résistance des manifestants, les forces de l'ordre battent en retraite.
Les jeunes continuent d'avancer sur environ 100 mètres. Ils se trouvent à nouveau devant un cordon des forces de l'ordre accompagné, cette fois, du groupement mobile de sécurité.
Vers 11H50, alors que les manifestants peinent face aux forces de l'ordre, les femmes de Kati arrivent pour les soutenir. Ensemble, ils construisent un barrage qui leur permet de continuer à avancer vers le palais présidentiel.
Six femmes représentantes du mouvement sont reçues dans le Palais Présidentiel au rez de chaussée. Après trente minutes d'entretien, le Président sort pour parler à l'ensemble des manifestants. Ils tentent de s'adresser à eux mais n'y arrivent pas. Les manifestants font un sit-in pendant plus d'une heure.
A Sananfara aussi, la foule était très en colère. La maison de l'ancienne ministre du tourisme a été saccagé ainsi que la complexe sanitaire appartenant à El Mehidi.
La porte parole des femmes de Kati répond aux journalistes qui lui demande pour quelles raisons les femmes de Kati participent à cette deuxième manifestation :
"Tout le Mali sait ce que nous voulons" (MaliActu)
Ces femmes ont décidé de résister à la place de l’État malien qui laisse les terroristes entrer dans le pays. Depuis le début de l'invasion djihadiste, le 17 janvier 2012, c'est de nombreux maliens qui ont été tués. Au total 150 hommes seraient morts.
"Selon des témoignages, plus de 150 militaires maliens sont tombés sous les balles rebelles fautes de matériel adéquat pour faire front." MaliwebCes femmes ont bien compris que les terroristes avaient beaucoup plus de moyens que leur mari, qui défendent leur pays.
L'armée subit plusieurs revers, elle souffre d'un manque de moyens par rapport aux Touaregs qui bénéficient d'un important matériel et d'armes lourdes récupérées à la suite de la chute de Kadhafi en 2011" (wikipédia)
LES FEMMES DE KATI ONT RENCONTRE LE PRÉSIDENT LE 3 FÉVRIER 2012
Le 3 février dix femmes de Kati sont reçues par le Président ATT pour une seconde audience. L'entretien a duré 45 minutes. La porte parole de la délégation Mme Coulibaly Oumou Konaté fait un compte rendu de l'entretien :«Nous avons expliqué au chef de l’État que c’est l’absence d’information qui nous fait mal. Aussi, il faut qu’on donne les moyens à nos époux et enfants qui ont choisi le métier des armes. Nous ne sommes pas contre la mort d’un militaire, mais quand on l’envoie sur un champ de guerre, il faut lui donner les moyens d’accomplir sa mission. Nous avons demandé donc que le président mette les moyens à la disposition des combattants, notamment de la nourriture et des armes".A Bamako des petits groupes de révolutionnaires continuaient à se révolter le 3 février mais ils manquaient de coordination selon le journaliste de Malijet.
Sous la pression de la population malienne, le Président tente d'éteindre l'incendie en permutant le ministre de la défense qui était en première ligne pour défendre le Président face aux femmes de Kati avec le ministre de la sécurité intérieure Sadio Gassama.
Si les femmes ont calmé leur colère temporairement, le mouvement sera repris à plus grande échelle par les militaires maliens un mois plus tard.
La révolte de ces femmes, c'est le début d'une révolution malienne contre le pouvoir en place contre le président franceàfric ATT.
Les femmes de Kati ont ouvert la voix du soulèvement populaire contre les terroristes islamofascistes, les impérialistes français et leur pantin président du Mali, ATT. Un mois plus tard, les militaires maliens se sont organisés et ont cherché à faire comme les militaires portugais d'avril 1974 : une révolution sociale. La contre révolution sera impitoyable.
La Franceàfric et leurs valets ont parlé de putsch pour nommer le mouvement du 22 mars alors qu'il s'agit d'un mouvement de résistance face à l'invasion fasciste d'un pays.
Mamadou Bagayoko dénomme ce mouvement par son nom "une révolution sociale dialectique".
"Je vois les gens qui disent coup d’état militaire, putchistes, mutins, vraiment c'est du réductionnisme il faut rendre à visage ce qu'on lui doit, c'est une révolution sociale dialectique"
C'est toujours le même scénario, en Syrie, en Afrique, favoriser les islamofascistes quand les impérialistes n'ont pas d'autres cartes pour préserver leurs intérêts.
Nous ne laisserons pas les ordures de la Franceàfric continuer à faire de l'Afrique un gigantesque camp de travail dans lequel la misère est extrême.
Nous ne laisserons pas les esclavagistes continuer à mettre en place des régimes de terreur pour préserver leurs intérêts.
La Terre est notre patrie, nous vaincrons !
Sankara est parmi nous. Il est dans le cœur de chaque africain.
Ecoutez Sankara et reprenez son héritage.
Levez vous
Faîtes des CDR
Vive Sankara ! Vive la Révolution !
Ecoutez Thomas Sankara ! Il faut des CDR dans toute l'Afrique ! Construisez des Comités de Défense de la Révolution Africain
vendredi 3 novembre 2017
EGOISME des pseudo-féministes en France indifférentes aux Togolaises !
![]() |
| Affiche du groupe pseudo-féministe "les Glorieuses" |
"Nous devons comprendre comment la lutte des femmes burkinabé d’aujourd’hui fait partie de la lutte de toutes les femmes dans le monde et au-delà de cela, la réhabilitation pleine et entière de notre continent. La question des femmes est donc au cœur même de l’humanité elle-même, ici, là-bas et partout.
L’émancipation de la femme passe par son instruction et l’obtention d’un pouvoir économique. Le travail au même titre que l’homme, les mêmes droits et devoirs sont des armes contre l’excision et la polygamie, armes que la femme n’hésitera pas à utiliser pour se libérer elle-même et non par quelqu’un d’autre." (Thomas Sankara)
Alors que les femmes du Togo étaient massivement dans les rues de Sokodé, de Lomé et de Kpalimé, en ce mois d'octobre 2017, pour mettre fin au régime Franceàfric de la dictature Gnassingbé.
Alors que les femmes du Mali de Kati le 31 janvier 2012 ont commencé la révolution pour renverser le président allié aux jihadistes mis en place par Sarkozy.... et commencer une véritable lutte anti ribanazis pour laquelle leurs maris et leurs frères avaient perdu la vie le 24 janvier 2012 à Aguel Hoc
Alors que les femmes de Petrograd ont commencé la révolution le 8 mars 1917 en se mettant en grève et en manifestation pour la Journée Internationale des Femmes. Femmes russes qui commencèrent une révolution anti capitaliste, une révolution pour les plus pauvres...
.... les pseudo-féministes françaises se victimisent pour défendre leurs privilèges d'habitantes d'un territoire qui met en esclavage l'Afrique....
Elles victimisent des chefs d'entreprises, des cadres qui gagnent des salaires de spoliatrices, de plus de 4000 euros par mois pour les présenter comme des personnes qui seraient prétendument "exploitées" en avançant un pseudo-concept de "toutes les femmes travailleraient bénévolement à partir d'aujourd'hui".
Les pseudo-féministes formoises et bourgeoises en France ne réclament pas que toutes les femmes du monde aient 1000 euros par mois et 500 euros par enfant.
Ce qui permettrait à toutes les femmes sur Terre de vivre librement sans craindre de voir leur enfant mourir, sans se trouver dans l'obligation de passer tout leur temps à effectuer des travaux pénibles laborieux qui mettent leur santé en danger.
Non, elles demandent à ce que les femmes diplômées aient des salaires équivalents à ceux des hommes ! Des hommes 15% plus spoliateurs qu'elles...
"LES GLORIEUSES" SE VICTIMISENT ALORS QU'ELLES GAGNENT AU MOINS 20 FOIS PLUS
QUE LES AFRICAINES SPOLIÉES PAR LA FRANCEAFRIC
Les pseudo-féministes en France font le buzz tous les ans dans les médias français sur un truc, se victimiser sur leur salaire.Ce groupe pseudo-féministe, les Glorieuses, médiatise les écarts de salaires entre les hommes et les femmes qui sont de 15 % en France.
"Le collectif féministe Les Glorieuses relance sa campagne pour dénoncer les inégalités salariales. Du fait d'une rémunération inférieure de 15%, les femmes travaillent "bénévolement" durant les 39,7 derniers jours de l'année." BFM
Sauf que ces femmes membres des classes spoliatrices de la Bourgeoisie, Formoisie, et Innovoisie se sont construit un bocal en verre.
Un bocal isolé du reste du monde...... par rapport auquel rien n'existe autour !
Pas de travailleuses payées 50 euros par mois dans les pays d'Afrique et d'Asie, pas de femmes qui meurent sous la tâche, pas de femmes qui voient leurs enfants mourir de misère...
Pour ces Glorieuses, les 100 millions d'enfants d'Afrique morts depuis 25 ans.... n'ont jamais existé !
Elles sont entre elles, entre femmes privilégiées et se plaignent d'avoir moins que les hommes qui sont un peu privilégiés qu'elles....
Pourtant ces femmes vivent sur un territoire criminel esclavagiste. Elles vivent dans un pays qui met en esclavage économique un continent entier. Ça, elles ne le voient pas, elles ont des œillères et des bouchons dans les oreilles....
"LES FEMMES FRANÇAISES TRAVAILLERAIENT BÉNÉVOLEMENT A PARTIR D'AUJOURD'HUI"
UN MENSONGE ÉHONTÉ DE FEMMES QUI CROIENT VIVRE SUR LEUR PETIT NUAGE DE PRIVILÉGIÉES
Alors elles mentent en inventant que les femmes françaises travailleraient bénévolement à partir d'aujourd'hui 11H44 jusqu'à la fin de l'année 2017.
"Mais si vous êtes une femme, sachez que depuis précisément 11h44 vous travaillerez "bénévolement". C'est le constat auquel est arrivé le collectif féministe Les Glorieuses. Selon les dernières données Eurostat (établies sur les salaires 2015), les femmes sont payées 15,8% de moins que les hommes. "S'il y avait égalité des salaires en France, elles pourraient s'arrêter de travailler le vendredi 3 novembre 2017 à 11h44 et gagner autant sur l'année 2017", dénonce le collectif. Autrement dit, les 39,7 jours de l'année, les femmes travaillent pour rien. "BFM
Faire des calculs économiques en ne prenant en considération que le petit pays France, c'est faire comme si l'hexagone était le seul coin de terre émergée de la planète Terre...
LE REVENU PAR TERRIEN DISPONIBLE EST DE 727 EUROS / MOIS
ET LES SPOLIATRICES DE L'AFRIQUE VEULENT
NOUS FAIRE CROIRE QU'ELLES SONT EXPLOITÉES
Alors que le salaire moyen en France est parmi les plus avantageux au monde. La France se situe à la 16° position avec un salaire moyen de 3 479,2 $ en 2012 (données les plus récentes pour le classement mondial. Source Journal du Net )Tout comme Rome ne devait sa richesse qu'aux esclaves toujours plus nombreux qui travaillaient durement, l'Europe, la France et plus généralement l'Occident doit sa richesse aux travailleurs esclaves qui travaillent des heures durant pour des salaires de misère (ne leur permettant même pas de se nourrir en quantité suffisante !).
Le PIB moyen mondial est de 75 544 milliards de dollars américains en 2016. Et nous sommes
7,442 milliards humains habitants la Terre en 2016.
Par un simple calcul, on obtient la part égale disponible pour chaque Terrien actuellement. Ce chiffre est de 845, 91 dollars soit 727.581 euros
Quand on a plus, c'est qu'on le prend à quelqu'un. Nous sommes tous des humains habitant le même vaisseau spatial Terre.
Ces femmes que l'on voit sur le clip vidéo publicitaire des "Glorieuses" ne semblent pas vraiment à plaindre. Helena Noguerra chanteuse, actrice doit avoir des revenus bien supérieurs à 727 euros !!!!
Pas très étonnant que "leur combat" soit soutenu par toutes les crapules Franceàfric qui participent à des gouvernements criminels en Afrique comme l'ex ministre Laurence Rossignol qui avait déclaré officiellement soutenir "les glorieuses" en 2016.
CRIME SANITAIRE FRANCEAFRIC : 100 MILLIONS DE BÉBÉS AFRICAINS QUE LES FEMMES ET MÈRES ONT VU MOURIR
QUAND LES "FÉMINISTES" FRANÇAISES VONT-ELLES LE DÉNONCER ?
La France organise la spoliation de l'Afrique.
La quasi totalité des grandes entreprises françaises y sont implantées et elles versent des salaires 20 fois inférieurs aux salaires qu'elles auraient versés si les ouvriers étaient des Français.
Les pays situés dans le pré carré français sont les plus pauvres au monde.
L'espérance de vie ne dépasse pas 52 ans !
Les Africains de 2015 vivent autant de temps que les Français de 1900
Les enfants au Togo et d'une manière générale dans les pays sous occupation militaire française meurent à cause des conditions sanitaires imposées par la Franceàfric.
Les enfants meurent au Togo 15 fois plus qu'en France à cause des salaires esclavagistes de BOlloré and Co
LES FEMMES AFRICAINES LUTTENT POUR LA LIBÉRATION DE L'AFRIQUE DU JOUG ESCLAVAGISTE ... MAIS AUCUNE ASSOCIATION FÉMINISTE NE RELAIE LEUR COMBAT ...
Les femmes du Togo gagnent en moyenne moins de 42 dollars donc 36 euros (car ce chiffre est le salaire moyen et les femmes gagnent moins que les hommes).
Elles ont manifesté pour mettre fin à une dictature soutenue par la France qui fait mourir leurs enfants.
Une dictature qui a tué des jeunes manifestants....
Sans que les femmes des "Glorieuses" n'aient eu un mot de compassion pour ces mères d'enfants tués, ni un mot de soutien pour ces femmes qui combattent dignement la dictature

CONCLUSION
Les femmes sont souvent les premières à lutter contre les dictatures, contre l'oppression, contre le capitalisme et l'impérialisme.Des femmes du Bangladesh aux femmes du Togo qui participent massivement à la révolution contre Gnassingbé actuellement, sont de tous les combats pour l'humanité, pour offrir un autre monde à leurs enfants...
Sankara, le révolutionnaire égaliste assassiné par la Franceàfric était du côté des femmes combattantes.
Il s'est battu contre les préjugés et pratiques machistes et a permis aux femmes de se libérer du pouvoir des hommes en même temps qu'elles se libéraient de l'impérialisme.
"Nous devons comprendre comment la lutte des femmes burkinabé d’aujourd’hui fait partie de la lutte de toutes les femmes dans le monde et au-delà de cela, la réhabilitation pleine et entière de notre continent. La question des femmes est donc au cœur même de l’humanité elle-même, ici, là-bas et partout.
Pour lui, le combat féministe s'incarnait dans le combat global pour un autre monde, pour une véritable humanité partageuse.L’émancipation de la femme passe par son instruction et l’obtention d’un pouvoir économique. Le travail au même titre que l’homme, les mêmes droits et devoirs sont des armes contre l’excision et la polygamie, armes que la femme n’hésitera pas à utiliser pour se libérer elle-même et non par quelqu’un d’autre." (Sankara)
Ces féministes qui truquent l'économie et mentent en faisant croire que les femmes françaises gagnant plus de 4000 euros par mois seraient des victimes parce que leurs collègues hommes sont encore pire spoliateurs, se victimisent pour détruire encore davantage la Terre par leur pathologie consumériste.
Non seulement elles spolient les Africains mais en plus leur consommation effrénée aggrave le couvercle carbone et détruit la Terre de leurs enfants.
Les combats qui se disent "féministes" et qui ne combattent pas le capitalisme, l'impérialisme et les crimes Franceàfric USAfric ONUfric sont des impostures ....
Le véritable combat "féministe" est celui qui s'intègre dans le combat anti-capitaliste, anti-impérialiste.
Les femmes pauvres qui constituent la grande majorité des femmes sur Terre ne peuvent se libérer des coutumes patriarcales dans ce monde gouverné par des capitalistes gravement atteints de pathologie consumériste et qui tuent pour assouvir leur besoin de consommation effrénée.... et qui gardent leur pouvoir avec la complicité de ces prétendues Glorieuses !
jeudi 8 mars 2018
Commémorer la journée de la femme c'est commencer la révolution mondiale humanocrate comme les femmes de Pétrograd en 1917
Le 8 mars c'est le jour où les femmes russes ont commencé la révolution.
Ce sont les femmes qui ont été la locomotive de la plus grande révolution du 20° siècle.
C'était en 1917, il y a 101 ans.
La "journée de la femme" c'est la commémoration d'une lutte contre le capitalisme et l'impérialisme initiée par des femmes.
Mais la Bourgeoisie et la Formoisie l'ont transformé en une journée commerciale pour aggraver la consommation d'objets inutiles des femmes et journée aux revendications égoïstes niant la spoliation quotidienne des Africains et Africaines avec les femmes cadres qui gagnent plus que la moyenne mondiale par habitant et qui réclament un droit identique aux hommes à spolier l'Africain et l’Africaine.
EGOISME des pseudo-féministes en France indifférentes aux Togolaises !
HISTOIRE OCCULTÉE PAR LES MÉDIAS : LA JOURNÉE DE LA FEMME A COMMENCE LE 8 MARS 1917 PAR LES
FEMMES RÉVOLUTIONNAIRES RUSSES
Le 8 mars 1917 les femmes sortent dans les rues de Petrograd. Elles réclament la fin de la guerre et du pain.
Ce sont elles qui ont été la locomotive de la Révolution russe, la plus grande des révolutions du 20° siècle.
Trotski leader de la Révolution contemporain des événements raconte comment cette journée s'est déroulée.
"La veille encore, il ne serait venu à la pensée de personne que cette « Journée des Femmes » pût inaugurer la révolution. Pas une or-ganisation ne préconisa la grève pour ce jour-là. Bien plus, une orga-nisation bolcheviste, et des plus combatives, le Comité du rayon es-sentiellement ouvrier de Vyborg, déconseillait toute grève. L’état d’esprit des masses d’après le témoignage de Kaïourov, un des chefs ouvriers du rayon, était très tendu et chaque grève menaçait de tourner en collision ouverte. Mais comme le Comité estimait que le moment d’ouvrir les hostilités n’était pas encore venu — le parti n’étant pas encore assez fort et la liaison entre ouvriers et soldats étant trop insuf-fisante — il avait donc décidé de ne point faire appel à la grève, mais de se préparer à l’action révolutionnaire pour une date indéterminée. Telle fut la ligne de conduite préconisée par le Comité à la veille duMais la journée de la femme est une proposition de Clara Zetkin en août 1910
Léon Trotsky, Histoire de la Révolution russe. 1- Février [1930] (1967) 124
23, et il semblait que tous l’eussent adoptée. Mais le lendemain matin, en dépit de toutes les directives, les ouvrières du textile quittèrent le travail dans plusieurs fabriques et envoyèrent des déléguées aux métallos pour leur demander de soutenir la grève. C’est « à contrecoeur », écrit Kaïourov, que les bolcheviks marchèrent, suivis par les ouvriers mencheviks et socialistes-révolutionnaires. Mais du moment qu’il s’agissait d’une grève de masse, il fallait engager tout le monde à des-cendre dans la rue et prendre la tête du mouvement : telle fut la résolu-tion que proposa Kaïourov, et le Comité de Vyborg se vit contraint de l’approuver. « L’idée d’une manifestation mûrissait depuis longtemps parmi les ouvriers, mais, à ce moment, personne ne se faisait encore une idée de ce qui en sortirait. » Prenons bonne note de ce témoignage d’un participant, très important pour la compréhension du mécanisme des événements.
On croyait d’avance que, sans le moindre doute, en cas de manifestation, les troupes devraient sortir des casernes et seraient opposées aux ouvriers. Qu’allait-il se passer ? On est en temps de guerre, les autorités ne sont pas disposées à plaisanter. Mais, d’autre part, le sol-dat de la « réserve », en ces jours-là, n’est déjà plus celui que, jadis, l’on a connu dans les cadres de l’« active » . Est-il vraiment si redoutable ? A ce sujet, on raisonnait beaucoup dans les cercles révolutionnaires, mais plutôt abstraitement, car personne, absolument personne — on peut l’affirmer catégoriquement d’après tous les documents recueillis — ne pensait encore que la journée du 23 février marquerait le début d’une offensive décisive contre l’absolutisme. Il n’était question que d’une manifestation dont les perspectives restaient indéterminées et, en tout cas, fort limitées.
En fait, il est donc établi que la Révolution de Février fut déclenchée par les éléments de la base qui surmontèrent l’opposition de leurs propres organisations révolutionnaires et que l’initiative fut spontanément prise par un contingent du prolétariat exploité et opprimé plus que tous les autres — les travailleuses du textile, au nombre desquelles, doit-on penser, l’on devait compter pas mal de femmes de soldats. La dernière impulsion vint des interminables séances d’attente aux
Léon Trotsky, Histoire de la Révolution russe. 1- Février [1930] (1967) 125
portes des boulangeries. Le nombre des grévistes, femmes et hommes, fut, ce jour-là, d’environ 90 000. Les dispositions combatives se traduisirent en manifestations, meetings, collisions avec la police. Le mouvement se développa d’abord dans le rayon de Vyborg, où se trouvent les grosses entreprises, et gagna ensuite le faubourg dit « de Pétersbourg ». Dans les autres parties de la ville, d’après les rapports de la Sûreté, il n’y eut ni grèves, ni manifestations. Ce jour-là, les for-ces de police furent complétées par des détachements de troupes, apparemment peu nombreux, mais il ne se produisit point de collisions. Une foule de femmes, qui n’étaient pas toutes des ouvrières, se dirigea vers la Douma municipale pour réclamer du pain. Autant demander du lait à un bouc. Dans divers quartiers apparurent des drapeaux rouges dont les inscriptions attestaient que les travailleurs exigeaient du pain, mais ne voulaient plus de l’autocratie ni de la guerre. La « Journée des femmes » avait réussi, elle avait été pleine d’entrain et n’avait pas causé de victimes. Mais de quoi elle était lourde, nul ne se doutait encore dans la soirée." La Révolution russe p 123 124 125 Léon Trotsky 1930
"Cette journée a été célébré dans les pays d'Europe de l'Est et par la France et l'Italie depuis cette date.
Cette journée est issue de l'histoire des luttes féministes menées sur les continents européen et américain. Le 28 février 1909, une « Journée nationale de la femme » (National Woman's Day)3,4 est célébrée aux États-Unis à l'appel du Parti socialiste d'Amérique5. À la suite d'une proposition de Clara Zetkin en août 1910, l'Internationale socialiste des femmes célèbre le 19 mars 1911 la première « Journée internationale des femmes » et revendique le droit de vote des femmes, le droit au travail et la fin des discriminations au travail5."

8 mars 1917 Ce sont les femmes de Petrograd qui déclenchèrent la révolution russe
JOURNÉE DE LA FEMME : NI JOURNÉE COMMERCIALE NI JOURNÉE DE REVENDICATIONS ÉGOÏSTES FORMOISES
JOURNÉE DE LUTTE POUR LA RÉVOLUTION MONDIALE HUMANOCRATE
La journée de la femme devrait être une journée révolutionnaire puisque c'est la commémoration du
démarrage de la Révolution Russe.
Pourtant les multinationales s'en sont emparées pour en faire une journée de la pathologie consumériste aggravée, "des roses offertes pour la journée de la femme" (vu sur internet), les promotions des magasins de vêtements pour la journée de la femme;...
Les féministes formoises d'occident qui ne disent mot sur les femmes en Afrique qui subissent des dictature Franceàfric et des salaires inférieurs à 50€/mois qui gagnent des salaires bien supérieurs au salaire moyen mondial qui est de 737 euros par mois, profitent de cette journée de la lutte révolutionnaire pour réclamer le droit de spolier autant le tiers monde que les hommes d'occident.
Le sumum de l'hypocrisie et du détournement de cette journée, ce sont les femmes ministres qui organisent la perpétuation de l'esclavage Franceàfric responsable de 5800 enfants morts par jour de moins de 5 ans dans les pays sous occupation française et qui viennent revendiquer "les droits des femmes".
Franceàfric : 5800 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour en Afrique subsaharienne
De quelles femmes parlent ces femmes d'Etat de la Franceàfric Marlène Schiappa, Roselyne Bachelot et Myriam El Khomri ?Certainement pas des femmes africaines qui ont juste le droit de voir leurs enfants mourir à cause de la misère dans laquelle les contraignent les patrons esclavagistes français !
Marlène Schiappa, Roselyne Bachelot et Myriam El Khomri interprétaient les #MonologuesDuVagin mercredi soir à la veille du #8mars https://t.co/Z9jkYxAxST
— Le Monde (@lemondefr) 8 mars 2018Marlène Schiappa la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes du gouvernement Macron ose même dire que "le populisme" serait une des deux grandes menaces pour les femmes dans le monde. Le populisme pour la bourgeoisie, c'est l'attrait des femmes pour les idées révolutionnaires !
Elle met même sur un même pied d'égalité "le populisme" et "l'obscurantisme" !
« Les deux grandes menaces contre les droits des femmes dans le monde : l’obscurantisme, en France et dans le monde, et le populisme car c’est la loi du plus fort et ça, ça ne profite pas aux femmes. » @MarleneSchiappa @Egal_FH @francediplo #8mars #DroitsDesFemmes pic.twitter.com/bOGpOMCyqj
— Dame! (@Give_a_dame) 8 mars 2018Marlène Schiappa dévoile leur véritable projet, détourner les femmes de la lutte humanocrate, de la lutte révolutionnaire. C'est pour cette raison que le gouvernement Macron s'est emparé de cette journée en la détournant de sa véritable signification.
#8Mars : le gouvernement appelle la société à s'impliquer https://t.co/LRtp1GkqZZ #JournéeDesDroitsDesFemmes pic.twitter.com/fsdGc1JILC
— Le Point (@LePoint) 8 mars 2018
Les femmes de Pétrograd étaient des femmes pauvres. Leur statut était assez proche de celui des femmes africaines, elles subissaient le capitalisme et l'impérialisme et ne pouvaient se nourrir correctement.
Ce sont les ouvrières du textile et femmes de soldat qui ont déclenché la révolution.
"En fait, il est donc établi que la Révolution de Février fut déclenchée par les éléments de la base qui surmontèrent l’opposition de leurs propres organisations révolutionnaires et que l’initiative fut spontanément prise par un contingent du prolétariat exploité et opprimé plus que tous les autres — les travailleuses du textile, au nombre desquelles, doit-on penser, l’on devait compter pas mal de femmes de soldats"
La Révolution russe Léon Trotsky 1930Ces femmes n'étaient pas les femmes de la Haute Formoisie et de la Bourgeoisie qui participent à l'esclavage Franceàfric en soutenant le gouvernement Macron Edouard Philippe et qui réclament des très hauts salaires aussi important que celui des hommes spoliateurs.
Ces femmes combattaient pour l'Humanité pour les plus pauvres...
Les Révolutionnaires de 1917 avait constitué des sortes de CDR, des soviets avec des délégués révocables !
"le quota de 1 délégué pour 500 qui permit l'organisation du pouvoir du peuple en mars 1917 à Petrograd est précurseur de ce que les femmes d'Afrique feront bientôt.
Ce seront 20 millions de femmes qui seront désignées déléguées de base de CDR Sankara
Ce seront 800 000 femmes qui seront choisies
comme déléguées conseillères pour gérer les comités de villes
Ce seront 32 000 femmes qui seront choisies
comme déléguées députées pour gérer les comités de région
Ce seront 1280 femmes qui seront choisies
comme déléguées nationales pour gérer les comités nationaux
Ce seront 51 femmes qui seront choisies
comme déléguées internationales pour le CIRAF,
Comité International de la Révolution Africaine" Revactu
C'est l'Humanocratie qu'elles avaient mis en place et elles voulaient la révolution mondiale pour le partage des richesses !
Les femmes de 2018 doivent reprendre ce combat révolutionnaire des soviets, des CDR, des délégués révocables pour mettre fin à l'esclavage Franceàfric, à l'impérialisme, au capitalisme, au couvercle carbone.
CE 8 MARS 2018 DOIT ÊTRE LE DÉBUT DE LA RÉVOLUTION MONDIALE ANTI IMPÉRIALISTE
ANTI CAPITALISTE
ET LE DÉBUT DE L'HUMANOCRATIE
Elles débutent la révolution russe, révolution humanocrate pourrie par la Formoisie stalinienne qui pour imposer des écarts importants entre les diplômés et les non diplômés a instauré une dictature anti innovants, anti pauvres, anti humanocrates.
Il faut que les femmes du monde entier fassent mieux que les femmes de 1917. Il faut une révolution égaliste où les plus gentils, les plus honnêtes, les plus altruistes ,les plus innovants ont le leadership.
Il faut pour cela des délégués révocables. Le premier niveau de délégué, délégué de base qui siègent dans les comités de quartiers et de village représente 24 délégateurs.
Les femmes de Kati qui ont combattu les jihadistes envoyés par Sarkozy au Mali en 2012, les femmes Kurdes qui combattent chaque jour Daech, les femmes Togolaises qui sont majoritairement présentes dans toutes les manifestations depuis cinq mois pour "Gnassingbé Dégage", les femmes de RDC qui participent au combat pour "Kabila Dégage", les femmes tchadiennes pour "Déby Dégage", les femmes nigériennes pour "Issoufou dégage" doivent former des CDR de 25 pour virer leur dictateur et tous les impérialistes de leur pays, pour protéger leurs enfants des salaires esclavagistes.
Les femmes du monde entier doivent désigner la moitié des délégués mondiaux soit 20 millions de délégués de base.
#8mars #JournéeDesDroitsDesFemmes #internationalwomensday2018
c'est AVANT TOUT le droit pour les #femmes de désigner la MOITIE des #déléguésrévocables #déléguéesRévocables
En particulier 20 MILLIONS #DéléguéeDeBase pour PRENDRE LE POUVOIR au #BurkinaFasoGéant=continent #Afrique https://t.co/0PbKfOOkA0
— Yanick Toutain (@YanickToutain) 8 mars 2018
CONCLUSION
La journée de la femme c'est historiquement une journée de lutte révolutionnaire Humanocrate.La Bourgeoisie et la Formoisie Franceàfric ont détourné cette journée pour la transformer en journée de la pathologie consumériste des femmes spoliatrices.
Reprenez le combat des femmes de Petrograd.
Construisez des CDR choisissez des délégués révocables 1 pour 25 pour mettre fin à l'esclavage Franceàfric, à l'impérialisme, à la destruction de la planète et aux violences subies par de nombreuses femmes.
Que la journée du 8 mars 2018 soit le début de la Révolution mondiale humanocrate égaliste qui mettra fin au capitalisme, à l'impérialisme et dans le même temps à toutes les violences.
Le système humanocrate mettra au pouvoir les gens en qui on peut avoir confiance puisqu'ils sont révocables et donc les plus gentils, les plus humanistes.... et donc ce sera la fin de l'impunité pour les violeurs, maltraitants de toutes sortes....
dimanche 8 mars 2020
Le 8 mars c'est le jour de la révolution des femmes, de la révolution féministe anti-capitalistes pas celui de la contre-révolution des femmes formoises Parasites quémandant les même privilèges que les Parasites hommes
Le 8 mars c'est le jour de la révolution des femmes, de la
révolution féministe anti-capitalistes pas celui de la
contre-révolution des femmes formoises Parasites quémandant
les même privilèges que les Parasites hommes
Le 8 mars c'est le jour où les femmes russes ont démarré la plus grande révolution du XX° siècle, la révolution russe.
Les femmes appartenant à la Bourgeoisie, à la Formoisie, à l'Innovoisie vivent sur le dos des Africains et Africaines.
Elle vivent comme Parasites avec des salaires dont 50% au moins proviennent des salaires esclavagistes de ces femmes africaines et ces hommes africains.
Des esclaves immobiliers payéEs 50 euros par mois par la dictature de leur pays.
Ces femmes de la strate des Parasites profitent de cette journée du 8 mars pour jouer les victimes en réclamant des salaires équivalant à ceux des hommes encore plus spoliateurs du tiers monde qu'elles.
A la marche des femmes, nombreuses étaient celles avec des panneaux réclamant l'égalité salariale avec les hommes. Elle réclament en réalité les mêmes droits de spoliater les travailleurs du tiers monde que les hommes.
On a même la bande des syndicalistes Noske Scheidemann SNUIPP UNSA CGT professeurs de Seine Maritime qui organisent la chasse aux révolutionnaires en participant main dans la main avec l'administration à ma révocation pour atteinte à la république française, les stylos rouges, qui profitent du 8 mars pour pleurnicher plus de salaires.
Le 8 mars 2020 des manifestantes algériennes pro Hirak a conservé le sens d'une journée révolutionnaire, son sens originel.
Les quémandeurs réclamaient du Roi plus de privilèges. Sans remettre en cause la monarchie. Les quémandeuses pseudo féministes réclament de Macron plus de privilèges, elles réclament les mêmes privilèges que les Parasites mâles.
Le 8 mars 1917 les femmes de Pétrograd étaient sortis dans les rues et réclamaient du pain et l'arrêt de la guerre.
Ce sont elles qui ont été l'étincelle de la plus grande révolution du XX° siècle, humanocrate. Une révolution basée sur des soviets avec des délégués révocables avec quota #1pour1000.
"La veille encore, il ne serait venu à la pensée de personne que cette « Journée des Femmes » pût inaugurer la révolution. Pas une or-ganisation ne préconisa la grève pour ce jour-là. Bien plus, une orga-nisation bolcheviste, et des plus combatives, le Comité du rayon es-sentiellement ouvrier de Vyborg, déconseillait toute grève. L’état d’esprit des masses d’après le témoignage de Kaïourov, un des chefs ouvriers du rayon, était très tendu et chaque grève menaçait de tourner en collision ouverte. Mais comme le Comité estimait que le moment d’ouvrir les hostilités n’était pas encore venu — le parti n’étant pas encore assez fort et la liaison entre ouvriers et soldats étant trop insuf-fisante — il avait donc décidé de ne point faire appel à la grève, mais de se préparer à l’action révolutionnaire pour une date indéterminée. Telle fut la ligne de conduite préconisée par le Comité à la veille duLéon Trotsky, Histoire de la Révolution russe. 1- Février [1930] (1967) 12423, et il semblait que tous l’eussent adoptée. Mais le lendemain matin, en dépit de toutes les directives, les ouvrières du textile quittèrent le travail dans plusieurs fabriques et envoyèrent des déléguées aux métallos pour leur demander de soutenir la grève. C’est « à contrecoeur », écrit Kaïourov, que les bolcheviks marchèrent, suivis par les ouvriers mencheviks et socialistes-révolutionnaires. Mais du moment qu’il s’agissait d’une grève de masse, il fallait engager tout le monde à des-cendre dans la rue et prendre la tête du mouvement : telle fut la résolu-tion que proposa Kaïourov, et le Comité de Vyborg se vit contraint de l’approuver. « L’idée d’une manifestation mûrissait depuis longtemps parmi les ouvriers, mais, à ce moment, personne ne se faisait encore une idée de ce qui en sortirait. » Prenons bonne note de ce témoignage d’un participant, très important pour la compréhension du mécanisme des événements.On croyait d’avance que, sans le moindre doute, en cas de manifestation, les troupes devraient sortir des casernes et seraient opposées aux ouvriers. Qu’allait-il se passer ? On est en temps de guerre, les autorités ne sont pas disposées à plaisanter. Mais, d’autre part, le sol-dat de la « réserve », en ces jours-là, n’est déjà plus celui que, jadis, l’on a connu dans les cadres de l’« active » . Est-il vraiment si redoutable ? A ce sujet, on raisonnait beaucoup dans les cercles révolutionnaires, mais plutôt abstraitement, car personne, absolument personne — on peut l’affirmer catégoriquement d’après tous les documents recueillis — ne pensait encore que la journée du 23 février marquerait le début d’une offensive décisive contre l’absolutisme. Il n’était question que d’une manifestation dont les perspectives restaient indéterminées et, en tout cas, fort limitées.En fait, il est donc établi que la Révolution de Février fut déclenchée par les éléments de la base qui surmontèrent l’opposition de leurs propres organisations révolutionnaires et que l’initiative fut spontanément prise par un contingent du prolétariat exploité et opprimé plus que tous les autres — les travailleuses du textile, au nombre desquelles, doit-on penser, l’on devait compter pas mal de femmes de soldats. La dernière impulsion vint des interminables séances d’attente auxLéon Trotsky, Histoire de la Révolution russe. 1- Février [1930] (1967) 125portes des boulangeries. Le nombre des grévistes, femmes et hommes, fut, ce jour-là, d’environ 90 000. Les dispositions combatives se traduisirent en manifestations, meetings, collisions avec la police. Le mouvement se développa d’abord dans le rayon de Vyborg, où se trouvent les grosses entreprises, et gagna ensuite le faubourg dit « de Pétersbourg ». Dans les autres parties de la ville, d’après les rapports de la Sûreté, il n’y eut ni grèves, ni manifestations. Ce jour-là, les for-ces de police furent complétées par des détachements de troupes, apparemment peu nombreux, mais il ne se produisit point de collisions. Une foule de femmes, qui n’étaient pas toutes des ouvrières, se dirigea vers la Douma municipale pour réclamer du pain. Autant demander du lait à un bouc. Dans divers quartiers apparurent des drapeaux rouges dont les inscriptions attestaient que les travailleurs exigeaient du pain, mais ne voulaient plus de l’autocratie ni de la guerre. La « Journée des femmes » avait réussi, elle avait été pleine d’entrain et n’avait pas causé de victimes. Mais de quoi elle était lourde, nul ne se doutait encore dans la soirée." La Révolution russe p 123 124 125 Léon Trotsky 1930
En 1921, Lénine décide de faire du 8 mars la journée internationale des femmes.
Pour entraîner les masses dans la politique, il faut y entraîner les femmes. Car, sous le régime capitaliste, la moitié du genre humain est doublement opprimée. L’ouvrière et la paysanne sont opprimées par le capital ; en outre, même dans les plus démocratiques des républiques bourgeoises, elles restent devant la loi des êtres inférieurs à l’homme ; elles sont de véritables « esclaves domestiques », car c’est à elles qu’incombe le travail mesquin, ingrat, dur, abrutissant de la cuisine et du ménage.— Extrait du discours de LénineCette journée est une journée révolutionnaire, anti capitaliste et humanocrate.
Elle devrait être la journée de la construction de CDR Sankara avec des déléguées révocables 1 pour 25 partout dans le monde....
Même Macron qui pourrait être comparé au Tsar Nicolas II, utilise cette journée pour faire un discours politique en faveur de ce qu'il nomme "l'égalité salariale homme femme" alors qu'il s'agit du droit de spolier autant les Africains que l'on soit homme ou femme....
Ils meurent de la misère organisée par la Franceàfric...
Ces femmes africaines qui perdent leurs bébés, les Formoises, les Bourgeoises et les Innovoises qui manifestaient aujourd'hui n'en ont que faire, elles veulent que les organisateurs de l'esclavage en Afrique leur donnent des plus gros salaires encore !
Franceàfric : 5800 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour en Afrique subsaharienne
1921 | Pravda - 8 mars 1921 |
Lénine
lundi 8 mars 2021
Le 8 mars, c'est la journée de la femme africaine universaliste révolutionnaire qui réclame 1000€/mois pour toutes les Africaines, tous les Africains et tous les pauvres de la planète
Le 8 mars, c'est la journée de la femme africaine universaliste révolutionnaire qui réclame 1000€/mois pour toutes les Africaines, tous les Africains et tous les pauvres de la planète
Le 8 mars c'est la journée des femmes en luttes.
Le 8 mars c'est la journée de la femme africaine, qui subit l'esclavagisme Franceàfric, USAfric, Europeàfric, Chinafric avec des salaires inférieurs à 50 euros par mois !
Le 8 mars c'est la journée de toutes les femmes pauvres de la planète.
Le 8 mars c'est la journée de toutes les femmes spoliées, pas la journée des spoliatrices de la bourgeoisie, innovoisie et formoisie qui veulent une part du butin colonial plus grosse encore, égale à celle des hommes.
Le 8 mars n'est pas la journée des femmes fascistes aliénées ni celle de leurs idiotes utiles racistes de Science Po, pauvres marionnettes racistes manipulées par le complot terroriste de l'impérialisme.
Pauvres marionnettes racistes manipulées, mais bien occupées avec les qaradawistes pro-riba à défendre leurs futurs privilèges..... au détriment des femmes africaines et des hommes africains.
Dans ce 8 mars 2021 où sont les voix qui réclament le #SMICenAfrique ?
Où sont les voix qui réclament un revenu de 1000 euros pour toutes les Africaines, pour tous les Africains ?
8 MARS JOURNEE DES FEMMES EN LUTTE, JOURNEE DES FEMMES REVOLUTIONNAIRES
La journée de la femme est une proposition de la Clara Zetkin en août 1910.
4 ans plus tard en 1921, Lénine propose de faire de cette journée "la journée internationale des femmes.
Il déclare
"On ne saurait amener les masses à la vie politique sans y attirer les femmes. Car, en régime capitaliste, les femmes, la moitié de l’espèce humaine, sont doublement exploitées. L’ouvrière et la paysanne sont opprimées par le capital, et par surcroît, même dans les républiques bourgeoises les plus démocratiques, premièrement elles ne jouissent pas de tous les droits, car la loi ne leur confère pas l’égalité avec les hommes ; deuxièmement, et c’est là l’essentiel, elles restent confinées dans « l’esclavage domestique », elles sont des « esclaves du foyer » accablées par les travaux ménagers, les plus mesquins, ingrats, durs et abrutissants, et en général par les tâches domestiques et familiales individuelles."
Le 8 mars 1917 (le 23 février dans le calendrier hors Russie), les femmes fêtant en avance le 8 mars international, ont initié la révolution russe, la plus grande révolution du 20° siècle.
"La veille encore, il ne serait venu à la pensée de personne que cette « Journée des Femmes » pût inaugurer la révolution. Pas une organisation ne préconisa la grève pour ce jour-là. Bien plus, une organisation bolcheviste, et des plus combatives, le Comité du rayon essentiellement ouvrier de Vyborg, déconseillait toute grève. L’état d’esprit des masses d’après le témoignage de Kaïourov, un des chefs ouvriers du rayon, était très tendu et chaque grève menaçait de tourner en collision ouverte. Mais comme le Comité estimait que le moment d’ouvrir les hostilités n’était pas encore venu — le parti n’étant pas encore assez fort et la liaison entre ouvriers et soldats étant trop insuffisante — il avait donc décidé de ne point faire appel à la grève, mais de se préparer à l’action révolutionnaire pour une date indéterminée. Telle fut la ligne de conduite préconisée par le Comité à la veille du
Léon Trotsky, Histoire de la Révolution russe. 1- Février [1930] (1967) 124
23, et il semblait que tous l’eussent adoptée. Mais le lendemain matin, en dépit de toutes les directives, les ouvrières du textile quittèrent le travail dans plusieurs fabriques et envoyèrent des déléguées aux métallos pour leur demander de soutenir la grève. C’est « à contrecoeur », écrit Kaïourov, que les bolcheviks marchèrent, suivis par les ouvriers mencheviks et socialistes-révolutionnaires. Mais du moment qu’il s’agissait d’une grève de masse, il fallait engager tout le monde à descendre dans la rue et prendre la tête du mouvement : telle fut la résolution que proposa Kaïourov, et le Comité de Vyborg se vit contraint de l’approuver. « L’idée d’une manifestation mûrissait depuis longtemps parmi les ouvriers, mais, à ce moment, personne ne se faisait encore une idée de ce qui en sortirait. » Prenons bonne note de ce témoignage d’un participant, très important pour la compréhension du mécanisme des événements.
On croyait d’avance que, sans le moindre doute, en cas de manifestation, les troupes devraient sortir des casernes et seraient opposées aux ouvriers. Qu’allait-il se passer ? On est en temps de guerre, les autorités ne sont pas disposées à plaisanter. Mais, d’autre part, le soldat de la « réserve », en ces jours-là, n’est déjà plus celui que, jadis, l’on a connu dans les cadres de l’« active » . Est-il vraiment si redoutable ? A ce sujet, on raisonnait beaucoup dans les cercles révolutionnaires, mais plutôt abstraitement, car personne, absolument personne — on peut l’affirmer catégoriquement d’après tous les documents recueillis — ne pensait encore que la journée du 23 février marquerait le début d’une offensive décisive contre l’absolutisme. Il n’était question que d’une manifestation dont les perspectives restaient indéterminées et, en tout cas, fort limitées.
En fait, il est donc établi que la Révolution de Février fut déclenchée par les éléments de la base qui surmontèrent l’opposition de leurs propres organisations révolutionnaires et que l’initiative fut spontanément prise par un contingent du prolétariat exploité et opprimé plus que tous les autres — les travailleuses du textile, au nombre desquelles, doit-on penser, l’on devait compter pas mal de femmes de soldats. La dernière impulsion vint des interminables séances d’attente aux portes des boulangeries. Le nombre des grévistes, femmes et hommes, fut, ce jour-là, d’environ 90 000. Les dispositions combatives se traduisirent en manifestations, meetings, collisions avec la police. Le mouvement se développa d’abord dans le rayon de Vyborg, où se trouvent les grosses entreprises, et gagna ensuite le faubourg dit « de Pétersbourg ». Dans les autres parties de la ville, d’après les rapports de la Sûreté, il n’y eut ni grèves, ni manifestations. Ce jour-là, les forces de police furent complétées par des détachements de troupes, apparemment peu nombreux, mais il ne se produisit point de collisions. Une foule de femmes, qui n’étaient pas toutes des ouvrières, se dirigea vers la Douma municipale pour réclamer du pain. Autant demander du lait à un bouc. Dans divers quartiers apparurent des drapeaux rouges dont les inscriptions attestaient que les travailleurs exigeaient du pain, mais ne voulaient plus de l’autocratie ni de la guerre. La « Journée des femmes » avait réussi, elle avait été pleine d’entrain et n’avait pas causé de victimes. Mais de quoi elle était lourde, nul ne se doutait encore dans la soirée." La Révolution russe p 123 124 125 Léon Trotsky 1930
EN ALGERIE, AU SENEGAL, ACTUELLEMENT LES FEMMES LUTTENT CONTRE L IMPERIALISME
LE HIRAK DES FEMMES ALGERIENNES
Les femmes algériennes sont présentes dans toutes les manifestations du Hirak.Elles étaient encore aujourd'hui pour la commémoration de la journée des femmes dans les rues.
SENEGAL LES FEMMES EN LUTTE POUR MACKY SALL DEGAGE
Les femmes du Sénégal participent aux prémices de la proto-révolution contre Macky Sall commencé la semaine dernière.
Rendons hommage à la manifestante tuée par la police de Macky Sall dans une manifestation cette semaine, elle fait partie des 5 manifestants tués par le pouvoir.
Je m’adresse au monde entier, aujourd’hui à l’occasion du #8mars Journée des droits des Femmes, une #Sénégal-aise a été tuée par balle durant une manifestation pacifique parce qu’elle dénonçait l’injustice. Voilà notre #8M2021 #FreeSenegal 🇸🇳 #IWD2021 #InternationalWomensDay
— Dior Birima - Suñu🇸🇳 (@DiorBirima) March 8, 2021
Les femmes de Casamance, dans le Sud du Sénégal, manifestaient le 6 marche pour virer Macky Sall. Une marche pacifique !
Les femmes doivent au même titre que les hommes prendre part à la révolution internationale qui mettra fin au capitalisme, à l'impérialisme et sauvera la planète et l'Humanité de sa destruction !
La véritable solidarité, le véritable combat c'est un combat pour que chaque humain ait une part égale de l'héritage ancestral des découvertes et innovations de nos ancêtres.
Le combat est pour que tous les pauvres de la planète puissent avoir droit à la part qui leur est octroyée chaque mois par les spoliateurs des classes bourgeoise innovoise et formoise, 1000 euros par mois.
Un monde où chacun a une part égale de la production mondiale est un vrai monde solidaire sans artifice pour cacher de petits et grands égoïsmes criminels.
C'est un monde où personne n'a les moyens de polluer la Terre.
Pour arriver à ce monde de véritable solidarité il faut virer tous les dirigeants criminels sanitaires et écologiques et les remplacer par des délégués révocables à tout moment !
Projet de panstitution mondiale (version 1.6.3) (liste de règles rendant illégales toutes constitutions antérieures et ultérieures)
lundi 7 mars 2022
8 mars 2022 : Journée internationaliste de la femme. Reprendre l'héritage de ses initiatrices Rosa Luxembourg et de Clara Zetkin qui appelaient à transformer la guerre en révolution ainsi que l'héritage de la révolution russe commencée le 8 mars 1917. "Tout le pouvoir aux délégués révocables #1pour25"
Par Julie Amadis
8 mars 2022
#IpEaVàEaFàF
Pourquoi doivent-ils s'entretuer et détruire avec eux tout ce qu'ils ont créé ?
Qui bénéficie de ce cauchemar de sang ?
Tout juste une poignée de profiteurs de guerre.
Puisque les hommes ne peuvent plus parler,
c'est à vous de le faire.
Travailleuses de tous les pays en guerre, unissez-vous11 ! »
Le 8 mars, c'est la journée de la femme africaine universaliste révolutionnaire qui réclame 1000€/mois pour toutes les Africaines, tous les Africains et tous les pauvres de la planète
8 mars 2022 : Journée internationaliste de la femme. Reprendre l'héritage de ses initiatrices Rosa Luxembourg et de Clara Zetkin qui appelaient à transformer la guerre en révolution ainsi que l'héritage de la révolution russe commencée le 8 mars 1917. "Tout le pouvoir aux délégués révocables #1pour25"
Les partis héritiers de ceux qui ont tué Rosa Luxembourg une des initiatrices de la journée de la femme font croire que cette journée est LEUR JOURNEE.
Mais cette journée est une JOURNEE DE LUTTE REVOLUTIONNAIRE INTERNATIONALISTE pas une journée des oppresseurs capitalistes femmes qui détournent cette journée à leur avantage.
Clara Zetkin et Rosa Luxembourg toutes les deux révolutionnaires internationalistes sont à l'origine de cette journée initiée à la conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague en 1910.
Conférence internationale des femmes socialistes - Copenhague 1910
Lors de cette conférence Clara Zetkin propose, pour la première fois, que les femmes socialistes de tous les pays organisent tous les ans une journée des femmes qui servira en premier lieu la lutte pour le droit de vote des femmes. Cette proposition est aussitôt adoptée.
Elle s’inspire des manifestations d’ouvrières du début du siècle et s’inscrit dans une perspective révolutionnaire. L’objectif immédiat est l’obtention du droit de vote des femmes.
La date n’est tout d’abord pas fixée. La première journée internationale des femmes a donc lieu l’année suivante, en mars. Les nombreuses manifestations de femmes qui agiteront les années 1910 feront le reste. Source
Ces deux femmes sont des révolutionnaires égalistes internationalistes. Rosa Luxembourg a été tuée par les sociaux démocrates allemands en 1919 !
Rosa est une femme d’origine polonaise qui va consacrer sa vie à la révolution. Elle organise d’abord la propagande révolutionnaire dans son pays dès 1905, puis en Allemagne. Petite et boiteuse, pleine d’une énergie hors du commun, elle est une fantastique oratrice qui ne tarde pas à devenir une des grandes figures de la social-démocratie allemande.
Clara Zetkin et Rosa Luxemburg (à droite) en 1910
Elle écrit beaucoup : des articles, des livres, des ouvrages révolutionnaires. Son œuvre marxiste demeure impérissable : L’Accumulation du capital (1913), L’Introduction à l’économie politique (1915).
Elle prône la tolérance et la justice, convaincue que la liberté implique le respect de l’opinion d’autrui, quelle qu’elle soit.
Elle est l’un des membres fondateurs du parti communiste allemand, officiellement créé le 1er janvier 1919. Pressentant l’imminence de la guerre elle se distingue par une position antimilitariste et pacifiste très ferme, qui lui vaudra de passer une bonne partie de la guerre en prison. Pendant ce temps, elle prend du recul par rapport au bolchevisme et à Lénine. En 1918, « Rosa la Rouge » fonde le groupe révolutionnaire et antimilitariste « Spartakus » avec son amie Clara Zetkin. Elle participe à la révolution spartakiste et meurt assassinée par les Corps Francs.
http://8mars.info/rosa-luxemburg
La journée du mardi 6 mars 1917 (23 février calendrier russe)
Pétrograd manque de pain et de bois ; le peuple souffre.Ce matin, devant une boulangerie de la Liteïny, j'étais frappé de l'expression mauvaise que je lisais sur les figures de tous les pauvres gens qui faisaient la queue et dont la plupart avaient passé là toute la nuit.La journée du jeudi 8 mars 1917 (23 février calendrier russe)Maurice Paléologue :Toute la journée, il y a eu de l’effervescence à Pétrograd... Des cortèges populaires parcouraient les grandes avenues. Sur plusieurs points, la foule a crié : « Du pain et la paix ! » Sur d'autres, elle a entonné la Marseillaise Ouvrière. Quelques bagarres se sont produites à la Perspective Newsky.Malgré le vent d'émeute qui souffle dans la capitale, l'empereur qui vient de passer deux mois à Tsarskoïé-Sélo est parti ce soir pour le grand quartier général.Léon Trotsky :Le 23 février, c'était la " Journée internationale des Femmes ". On projetait, dans les cercles de la social-démocratie, de donner à ce jour sa signification par les moyens d'usage courant : réunions, discours, tracts. La veille encore, il ne serait venu à la pensée de personne que cette " Journée des Femmes " pût inaugurer la révolution. Pas une organisation ne préconisa la grève pour ce jour-là. Bien plus, une organisation bolcheviste, et des plus combatives, le Comité du rayon essentiellement ouvrier de Vyborg, déconseillait toute grève. L'état d'esprit des masses d'après le témoignage de Kaïourov, un des chefs ouvriers du rayon, était très tendu et chaque grève menaçait de tourner en collision ouverte. Mais comme le Comité estimait que le moment d'ouvrir les hostilités n'était pas encore venu – le parti n'étant pas encore assez fort et la liaison entre ouvriers et soldats étant trop insuffisante – il avait donc décidé de ne point faire appel à la grève, mais de se préparer à l'action révolutionnaire pour une date indéterminée. Telle fut la ligne de conduite préconisée par le Comité à la veille du 23, et il semblait que tous l'eussent adoptée. Mais le lendemain matin, en dépit de toutes les directives, les ouvrières du textile quittèrent le travail dans plusieurs fabriques et envoyèrent des déléguées aux métallos pour leur demander de soutenir la grève. C'est " à contrecœur ", écrit Kaïourov, que les bolcheviks marchèrent, suivis par les ouvriers mencheviks et socialistes-révolutionnaires. Mais du moment qu'il s'agissait d'une grève de masse, il fallait engager tout le monde à descendre dans la rue et prendre la tête du mouvement : telle fut la résolution que proposa Kaïourov, et le Comité de Vyborg se vit contraint de l'approuver. " L'idée d'une manifestation mûrissait depuis longtemps parmi les ouvriers, mais, à ce moment, personne ne se faisait encore une idée de ce qui en sortirait. " Prenons bonne note de ce témoignage d'un participant, très important pour la compréhension du mécanisme des événements.On croyait d'avance que, sans le moindre doute, en cas de manifestation, les troupes devraient sortir des casernes et seraient opposées aux ouvriers. Qu'allait-il se passer ? On est en temps de guerre, les autorités ne sont pas disposées à plaisanter. Mais, d'autre part, le soldat de la " réserve ", en ces jours-là, n'est déjà plus celui que, jadis, l'on a connu dans les cadres de l’" active " . Est-il vraiment si redoutable ? A ce sujet, on raisonnait beaucoup dans les cercles révolutionnaires, mais plutôt abstraitement, car personne, absolument personne – on peut l'affirmer catégoriquement d'après tous les documents recueillis – ne pensait encore que la journée du 23 février marquerait le début d'une offensive décisive contre l'absolutisme. Il n'était question que d'une manifestation dont les perspectives restaient indéterminées et, en tout cas, fort limitées.En fait, il est donc établi que la Révolution de Février fut déclenchée par les éléments de la base qui surmontèrent l'opposition de leurs propres organisations révolutionnaires et que l'initiative fut spontanément prise par un contingent du prolétariat exploité et opprimé plus que tous les autres – les travailleuses du textile, au nombre desquelles, doit-on penser, l'on devait compter pas mal de femmes de soldats. La dernière impulsion vint des interminables séances d'attente aux portes des boulangeries. Le nombre des grévistes, femmes et hommes, fut, ce jour-là, d'environ 90 000. Les dispositions combatives se traduisirent en manifestations, meetings, collisions avec la police. Le mouvement se développa d'abord dans le rayon de Vyborg, où se trouvent les grosses entreprises, et gagna ensuite le faubourg dit " de Pétersbourg ". Dans les autres parties de la ville, d'après les rapports de la Sûreté, il n'y eut ni grèves, ni manifestations. Ce jour-là, les forces de police furent complétées par des détachements de troupes, apparemment peu nombreux, mais il ne se produisit point de collisions. Une foule de femmes, qui n'étaient pas toutes des ouvrières, se dirigea vers la Douma municipale pour réclamer du pain. Autant demander du lait à un bouc. Dans divers quartiers apparurent des drapeaux rouges dont les inscriptions attestaient que les travailleurs exigeaient du pain, mais ne voulaient plus de l'autocratie ni de la guerre. La " Journée des femmes " avait réussi, elle avait été pleine d'entrain et n'avait pas causé de victimes. Mais de quoi elle était lourde, nul ne se doutait encore dans la soirée.Lire la suite de la narration de Leon Trotsky et de Maurice Paléologue Revactu
Au moment où, par peur d'une nouvelle Révolution Russe, Poutine a agi stupidement comme Nicolas II en 1914, en déclenchant une guerre, en faisant le jeu des pires impérialistes de l'Otan, la révolution mondiale est plus que jamais d'actualité. Et les femmes sont souvent les précurseuses des révolutions.
Il faut transformer la guerre en révolution comme le préconisait Rosa Luxembourg.
Si la position de la social-démocratie devait se résumer à démontrer au monde à chaque occasion que notre parti est un partisan inconditionnel de la paix et un adversaire résolu de l'armement militaire, alors que le gouvernement est à blâmer pour la course aux armements, alors nous pourrions être complètement satisfaits de notre performance lors du récent débat au Reichstag. Mais ce ne serait pas un résultat suffisant pour la grande et importante campagne. Notre tâche n'est pas seulement de démontrer avec force l'amour de la paix des sociaux-démocrates à chaque occasion, mais surtout d'éclairer les masses de manière nette et claire sur la nature du militarisme et sur la différence de principe entre la position de la social-démocratie et celle des pacifistes bourgeois. Mais en quoi consiste cette différence ? Certainement pas seulement dans le fait que les apôtres bourgeois de la paix se reposent sur l'effet que peuvent faire de belles paroles, alors que nous ne nous fions pas qu'aux mots. Tout notre point de départ est diamétralement opposé : les amis de la paix des milieux bourgeois estiment que l'on peut atteindre la paix mondiale et le désarmement dans le contexte de la société actuelle, mais nous, qui nous plaçons sur le terrain de la conception matérialiste de l'histoire et du socialisme scientifique, nous sommes convaincus que le militarisme ne pourra disparaître du monde qu'avec la disparition de l'Etat de classe capitaliste. Leipziger Volkszeitung, n ° 103 du 6 Mai 1911 et N ° 104 du 8 Mai 1911 Rosa Luxemburg, Gesammelte Werke, tome 2, pp.491-504. Marxists.org
Il faut une nouvelle révolution russe, il faut de nouvelles révolutions partout dans le monde, en Afrique, en Europe, en Asie, en Amérique.
Il faut de nouveaux soviets, les institutions qui ont permis aux révolutionnaires russes de gagner. Des soviets améliorés avec un quota plus petit 1 pour 25 au lieu de 1 pour 1000 de février mars 1917. Des soviets qui transformeront les fonctionnaires en délégués révocables.
COMPLEMENT CLARA ZETKIN ET LA GUERRE
Opposition à la guerre
L'Internationale des femmes socialistes est également résolument pacifiste, opposée à ce qui sera la Première Guerre mondiale et dont les prémisses se font sentir au début du xxe siècle.
Clara Zetkin participe, avec la Hollandaise Heleen Ankersmit (nl), à une manifestation pour la paix à Berlin le . Elle prononce un discours contre la course aux armements et une guerre « fratricide », en appelant au « sens de la solidarité des prolétaires » et au « sublime message de la paix socialiste »10. Après l'échec des mouvements socialistes à empêcher la guerre au nom de l'internationalisme prolétarien et de la fraternité de classe, elle participe avec Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht à la création en 1915 du groupe spartakiste puis, en 1917, du Parti social-démocrate indépendant (USPD).
Le début de la guerre, en , est pour elle un tel choc psychologique que, d'après l'Italienne Angelica Balabanova, son entourage se demanda si elle s'en remettrait11. Elle déclare par lettre à Heleen Ankersmit :
« Lorsque la guerre a éclaté, j'ai cru devenir folle ou vouloir me tuer. Je suis restée gravement malade pendant un mois. (...) Mon fils aîné est en Belgique. (...) Je suis presque sans nouvelles. Combien de fois faut-il apprendre que l'un de nos camarades, le plus simple, le plus dévoué, est tombé. Mais que représente tout cela par rapport au glas historique qui vient de tomber, la débâcle de l'Internationale11. »
Alors que les différents partis socialistes ont accepté de se considérer ennemis dans la guerre, elle entreprend de réunir malgré tout les femmes de l'Internationale, les appelant à une conférence pour la paix, au nom des valeurs de l'internationalisme prolétarien abandonné par les partis politiques constituant l'Internationale. La Conférence est organisée à Berne, du 16 au 12. Soixante-dix femmes socialistes s'y rendirent de presque tous les pays en guerre (à l'exception de l'Autriche et la Belgique, dont les représentantes ne purent venir). La seule Française à avoir pu effectuer le trajet était Louise Saumoneau.
Clara Zetkin s'oppose à la délégation russe, composée notamment de Zlata Lilina Zinoviev et de Nadejda Kroupskaïa, venue avec son mari, Lénine. D'après Angelica Balabanova :
« Travaillant sous la direction de Lénine, (elles) déposèrent une motion qui n'avait rien à voir avec l'objectif de la réunion et que la majorité ne pouvait approuver. Elles réclamaient la rupture avec la direction des partis socialistes et ouvriers existants et appelaient à la formation d'une nouvelle Internationale. Elles appelaient également à la transformation de la guerre mondiale en guerre civile11. »
Si une telle proposition était cohérente avec une motion déposée par Lénine et Rosa Luxemburg et adoptée par l'Internationale ouvrière en 1907, prévoyant la désertion massive, le soulèvement ouvrier et le renversement des républiques bourgeoises en cas de guerre en Europe, elle fut rejetée à Berne. Plus exactement, Clara Zetkin convainquit les bolcheviks, après de longs débats, de retirer leur proposition. C'est avec des accents plus humanistes que les femmes socialistes lancèrent un appel à la paix, resté célèbre, et destiné aux femmes européennes :
« Où sont vos maris, vos fils ? Pourquoi doivent-ils s'entretuer et détruire avec eux tout ce qu'ils ont créé ? Qui bénéficie de ce cauchemar de sang ? Tout juste une poignée de profiteurs de guerre. Puisque les hommes ne peuvent plus parler, c'est à vous de le faire. Travailleuses de tous les pays en guerre, unissez-vous11 ! »
Cet appel sera diffusé en Europe par les femmes socialistes, malgré l'illégalité du pacifisme dans de nombreux pays. Clara Zetkin sera elle-même emprisonnée à son retour en Allemagne pour la tenue de cette conférence.
L'historienne Nicole Gabriel observe une évolution dans les positions politiques de Clara Zetkin à partir du début de la guerre, qui s'éloignent de son habituelle orthodoxie marxiste. Elle assigne ainsi à l'Internationale des femmes le rôle de "précéder dans le combat pour la paix les femmes de toutes les classes et de tous les pays".
« Au moment de la guerre, la rigidité de la séparation entre "féminisme bourgeois" et "mouvement des femmes prolétaires" devait s'estomper. C'est au sein de l'Internationale que Clara Zetkin semble avoir fait l'expérience de la solidarité féminine : solidarité qui se situe au niveau de l'action. L'unanimité dans l'action pacifiste illégale et courageuse contraste avec la multitude des positions — souvent inconciliables — autour des questions de tactique et d'alliance. [...] L’ambiguïté provient pourtant du fait que cette union des femmes ne s'est réalisée qu'en situation d'urgence. »
— Nicole Gabriel, L'internationale des femmes socialistes8
mercredi 8 mars 2023
Tout le pouvoir aux délégué-es révocables ! Reprendre le combat des femmes révolutionnaires initiatrices de la journée de la femme Clara Zetkin, Rosa Luxembourg et Alexandra Kollontai pour gagner la révolution mondiale anti-capitaliste
édité par Yanick Toutain
Rosa Luxemburg 1917 : "Tout le pouvoir aux masses ouvrières et paysannes, tout le pouvoir aux soviets - c'était là en effet le seul moyen de sortir de la difficulté où se trouvait engagée la révolution, c'était là le coup d'épée qui pouvait trancher le nœud gordien, tirer la révolution de l'impasse et lui ouvrir un champ de développement illimité.
Le parti de Lénine fut ainsi le seul en Russie qui comprit les vrais intérêts de la révolution; dans cette première période, il en fut la force motrice, en tant que seul parti qui poursuivit une politique réellement socialiste. "
"Le parlementarisme bourgeois, comme la domination de classe de la bourgeoisie, dont il est l'objectif politique essentiel, est déchu de son droit à l'existence." Rosa Luxemburg novembre 1918
Tout le pouvoir aux délégués révocables ! Reprendre le combat des femmes révolutionnaires initiatrices de la journée de la femme, Clara Zetkin, Rosa Luxembourg et Alexandra Kollontai pour gagner la révolution mondiale anti-capitaliste
"Le combat pour la libération de la femme est avant tout votre combat pour le renforcement de la Révolution" Thomas Sankara 8 mars 1987
Elles ne défendent pas les femmes, elles défendent les voleuses femmes bourgeoises, les voleuses femmes formoises, les voleuses femmes innovoises.
Les spoliatrices dont le niveau de vie - supérieur au PIB moyen mondial - est directement le résultat de leur oppression contre les femmes et les hommes du Tiers Monde.
Seule la révolution anti capitaliste mondiale libérera les femmes.
C'était ce programme révolutionnaire que défendaient les initiatrices de la «Journée internationale des femmes »; Rosa Luxembourg, Clara Zetkin et Alexandra Kollontaï. Cette journée était une journée pour 'égalité des sexes mais aussi pour le socialisme" donc une journée de lutte révolutionnaire.
Clara Zetkin sera réélue par acclamation à la conférence (en) de Copenhague en 1910. Lors de cette conférence d'août 1910, elle propose, avec le soutien de la Russe Alexandra Kollontaï, d’organiser une Journée internationale des femmes. La conférence, qui réunit des militantes venues de 17 pays, adopte la proposition, qui vient après les manifestations d’ouvrières des États-Unis en 1908 et en 1909. L'objectif principal de l'Internationale des femmes socialistes est l'obtention du droit de vote pour toutes les femmes. Mais la «Journée internationale des femmes » se veut une journée de manifestation annuelle qui permet de militer non seulement pour le droit de vote, mais aussi pour l'égalité entre les sexes et le socialisme. La première Journée, à laquelle participe Clara Zetkin, est fixée le 19 mars 1911. Cette initiative constitue directement l'origine de l'actuelle Journée internationale des femmes, manifestation annuelle fixée de nos jours le 8 mars. Wikipédia
Et cette révolution ne peut exister sans l'auto-organisation en délégués révocables.
Clara Zetkin , Alexandra Kollontaï et Rosa Luxembourg, à l'origine de la journée de la femme initiée à la conférence internationale des femmes socialistes à Copenhague en 1910, défendaient le système des délégués révocables.
ROSA LUXEMBOURG A DEFENDU LE MOT D'ORDRE "TOUT LE POUVOIR AUX SOVIETS"
Rosa Luxembourg a participé et défendu le système des conseils ouvriers mis en place lors de la révolution allemande de 1918 et pourfendu la démocratie bourgeoise à laquelle participent toutes les pseudo-féministes qu'on voit en permanence dans les journaux de la bourgeoisie., les Sandrine Rousseau, Najat-Vallaud Belkacem, Clémentine Autain, Mathilde Panot...En 1917 elle a écrit après les Thèses d'avril de Lénine, dans son opuscule sur la Révolution Russe
"Dans cette situation, c'est à la tendance bolcheviste que revient le mérite historique d'avoir proclamé dès le début et suivi avec une logique de fer la tactique qui seule pouvait sauver la démocratie et pousser la révolution en avant. Tout le pouvoir aux masses ouvrières et paysannes, tout le pouvoir aux soviets - c'était là en effet le seul moyen de sortir de la difficulté où se trouvait engagée la révolution, c'était là le coup d'épée qui pouvait trancher le nœud gordien, tirer la révolution de l'impasse et lui ouvrir un champ de développement illimité.
Le parti de Lénine fut ainsi le seul en Russie qui comprit les vrais intérêts de la révolution; dans cette première période, il en fut la force motrice, en tant que seul parti qui poursuivit une politique réellement socialiste. "
Le 20 novembre 1918 Rosa Luxemburg elle met les points sur les "I" pour l'instruction des femmes ignares du genre de Sandrine Rousseau
"L'Assemblée Nationale est un héritage suranné des révolutions bourgeoises, une cosse vide, un résidu du temps des illusions petites-bourgeoises sur le « peuple uni », sur la « liberté, égalité, fraternité » de l'état bourgeois.
Celui qui, aujourd'hui, recourt à l'Assemblée Nationale, celui-là veut, consciemment ou inconsciemment, faire reculer la révolution jusqu'au stade historique des révolutions bourgeoises ; c'est un agent camouflé de la bourgeoisie, ou un idéologue inconscient de la petite-bourgeoisie.
C'est au cri de : « Démocratie ou dictature !» que se livre la bataille autour de l'Assemblée Nationale, et les dirigeants socialistes dociles reprennent à leur compte ce slogan de la démagogie contre-révolutionnaire, sans s'apercevoir que cette alternative n'est qu'une falsification démagogique.
Il ne s'agit pas aujourd'hui d'un choix entre la démocratie et la dictature. La question qui est mise par l'histoire à l'ordre du jour, c'est : démocratie BOURGEOISE ou démocratie SOCIALISTE. Car la dictature du prolétariat, c'est la démocratie au sens socialiste du terme. La dictature du prolétariat, cela ne signifie pas les bombes, les putschs, l'émeute, l' « anarchie , ainsi que les agents du profit capitaliste osent le prétendre, mais bien l'emploi de tous les moyens du pouvoir politique pour l'édification du socialisme, pour l'expropriation de la classe capitaliste — conformément au sentiment et par la volonté de la majorité révolutionnaire du prolétariat, donc dans l'esprit de la démocratie socialiste. Sans la volonté consciente et l'action consciente de la majorité du prolétariat, pas de socialisme. Pour aiguiser cette conscience, pour tremper cette volonté, pour organiser cette action, il faut un organe de classe : le parlement des prolétaires des villes et des campagnes.
La convocation d'une telle assemblée de représentants des travailleurs, à la place de l'Assemblée Nationale des révolutions bourgeoises, constitue par elle-même un acte de la lutte des classes, une rupture avec le passé historique de la société bourgeoise, un instrument puissant d'agitation des masses prolétariennes, une déclaration de guerre sans ambages au capitalisme.
Pas de faux-fuyants, pas d'équivoque — les dés doivent être jetés. Le crétinisme parlementaire était hier une faiblesse, c'est aujourd'hui une équivoque, ce sera demain une trahison envers le socialisme. « Die Rote Fahne », 20 novembre 1918"
Et pour les prétendues "féministes" de 2023, Rosa Luxemburg précisait
"Le parlementarisme a été, pour le prolétariat, une arène de la lutte de classes, tant qu'a duré le train-train quotidien de la société bourgeoise : il était la tribune d'où les masses, rassemblées autour du drapeau du socialisme, pouvaient être éduquées pour le combat.Aujourd'hui, nous sommes au milieu de la révolution prolétarienne, et il s'agit aujourd'hui de porter la hache sur l'arbre de l'exploitation capitaliste elle-même. Le parlementarisme bourgeois, comme la domination de classe de la bourgeoisie, dont il est l'objectif politique essentiel, est déchu de son droit à l'existence. C'est maintenant la lutte de classes sous sa forme la plus dépouillée, la plus nue, qui entre en scène. Le capital et le travail n'ont plus rien à se dire, ils n'ont plus maintenant qu'à s'empoigner dans un corps à corps sans merci pour que le combat décide lequel sera jeté à terre. "
CLARA ZETKIN : "LA FEMME PROLETAIRE COMBAT COUDE A COUDE
AVEC L'HOMME DE SA CLASSE
CONTRE LA SOCIETE CAPITALISTE"
Qu'on l'écoute en 1896 ou qu'on la lise en 1920, Clara Zetkin a toujours considéré que la lutte de classe prévalait à la lutte pour les revendications féministes.
«Et là doit être la pensée directrice : nous n'avons pas à mener une agitation féminine spéciale, mais plutôt une agitation socialiste parmi les femmes. Nous ne devons pas mettre au premier plan les intérêts mesquins et momentanés des femmes, notre tâche doit être de classer le prolétaire moderne dans la lutte des classes. (Très vrai !) Nous n'avons pas de tâches spéciales pour l'agitation parmi les femmes. Dans le cas de réformes justes à passer pour les femmes dans la société d'Aujourd'hui, il faut les venger dans le programme minimum de notre part." Ce n'est qu'avec la femme prolétaire que le socialisme triomphera Discours à la conférence du Parti social-démocrate d'Allemagne à Gotha (16 octobre 1896)
Elle appelait à l'armement des ouvriers et ouvrières d'Allemagne pour défendre les soviets de la Révolution .
En novembre 1920 Clara Zetkin écrivait
"Pour la masse du prolétariat il était clair qu'il fallait détruire le militarisme pour enlever cette arme de domination des mains des exploiteurs capitalistes, qu'il devait, par le désarmement de la garde gouvernementale, de l'armée volontaire de la milice civile et bourgeoise, en un mot par le complet désarmement des classes riches et l'armement des ouvriers, conquérir une forte position qui sera le point d'appui et la clé pour la conquête du pouvoir politique. La conviction générale de tous les représentants de l'avant-garde révolutionnaire du prolétariat était que sans l'armement des ouvriers, il est impossible d'organiser la défense des soviets, et qu'aucune dictature du prolétariat n'est possible. Cette conviction n'a fait que s'ancrer plus profondément dans le peuple. Et maintenant, c'est pour tous l'évidence même que ni le gouvernement, ni la démocratie bourgeoise, ne peuvent accepter ces revendications : le désarmement de la bourgeoisie et l'armement des ouvriers. Cela ne pourra être que l'œuvre des travailleurs eux-mêmes. Des soviets ouvriers et des comités de guerre créés à la hâte, se mirent énergiquement à organiser et à diriger la lutte révolutionnaire. (...) Mais il est aussi bien certain que la masse des travailleurs ne s'est pas mise en grève pour les beaux yeux de la bourgeoisie. Leur mot d'ordre était : « À bas Kapp et Hindenburg, Bauer, et Ebert ! », « A bas Lüttwitz et Noske ! ». La masse comprenait très bien que le but de sa lutte ne pouvait pas être la démocratie bourgeoise et la « collaboration » harmonieuse des exploiteurs et des exploités, que ce but devait être aujourd'hui comme demain la dictature du prolétariat."
ALEXANDRA KOLLONTAI :
UNE "BOLCHEVIK EN JUPONS COMPLEMENT FOLLE"
TELLE QUE LA BOURGEOISIE DE L'EPOQUE LA CARACTERISAIT
UNE FEMME PARTICIPANT A LA REVOLUTION DE 1917
Alexandra Kollontai fut élue commissaire du peuple pour la sécurité sociale de 1917 à 1918. Elle défendit le mot d'ordre "tout le pouvoir aux soviets". Elle raconte le début de la révolution russe et en quoi l'organisation en soviets constituait une importance stratégique majeure pour les travailleurs et travailleuses.
"La marée des évènements qui ont suivi fut si forte que jusqu’à ce jour, je ne savais vraiment pas ce que j’allais décrire, et sur quoi j’allais mettre l’accent. Qu’avais-je accompli, désiré, mené à bout ? Dans une époque pareille, peut-on parler de volonté complètement individuelle ? N’était-ce pas seulement l’orage tout-puissant de la Révolution, le commandement des masses actives, sortie de la torpeur qui déterminait notre volonté et notre action ? Y avait-il un seul être humain qui ne serait pas plié à la volonté générale ? Il y avait seulement des masses de gens, liés ensemble dans une volonté bipartite qui opéraient soit pour, soit contre la révolution, soit pour, soit contre la fin de la guerre et qui se situaient pour ou contre le pouvoir des Soviets. En regardant en arrière, on ne distingue qu’une vaste opération, une lutte et une action des masses. En réalité, il n’y avait pas de héros ou de leader. C’était le peuple, le peuple qui travaille, en uniforme de soldat ou en tenue civile, qui contrôlait la situation et inscrivait sa volonté indélébile dans l’histoire du pays et de l’humanité. C’était par un été étouffant, l’été décisif de la marée révolutionnaire de 1917 ! D’abord la tourmente sociale ne fit rage que dans les campagnes ; les paysans mettaient le feu aux « nids des nobles ». Dans les villes, la lutte qui faisait rage se partageait entre les partisans de la Russie républicaine et bourgeoise et les aspirations socialistes des bolcheviks. Comme je l’ai dit au préalable, je faisais partie des bolcheviks. Immédiatement, dès les premiers jours, je trouvai un énorme amoncellement de travail qui m’attendait. Une fois de plus mon but était d’engager une lutte contre la guerre, contre la coalition avec la bourgeoisie libérale et pour le pouvoir de conseils ouvriers : les soviets. Conséquence logique de cette situation : la presse bourgeoise me stigmatisa comme une bolchevik en jupons, complètement folle." Buts et valeurs de ma vie
LES FEMMES ONT INITIE LA REVOLUTION RUSSE LE 8 MARS 1917
La révolution russe a commencé le 8 mars 1917 par les femmes et avec des délégués révocables de soviet 1 pour 1000 le 12 marsLe 8 mars la révolution russe a été démarrée par les femmes. Lénine a donc décidé le 8 mars 1921 que cette date deviendrait la "journée de la femme";
La journée du mardi 6 mars 1917 (23 février calendrier russe)
Pétrograd manque de pain et de bois ; le peuple souffre.Ce matin, devant une boulangerie de la Liteïny, j'étais frappé de l'expression mauvaise que je lisais sur les figures de tous les pauvres gens qui faisaient la queue et dont la plupart avaient passé là toute la nuit.La journée du jeudi 8 mars 1917 (23 février calendrier russe)Maurice Paléologue :Toute la journée, il y a eu de l’effervescence à Pétrograd... Des cortèges populaires parcouraient les grandes avenues. Sur plusieurs points, la foule a crié : « Du pain et la paix ! » Sur d'autres, elle a entonné la Marseillaise Ouvrière. Quelques bagarres se sont produites à la Perspective Newsky.Malgré le vent d'émeute qui souffle dans la capitale, l'empereur qui vient de passer deux mois à Tsarskoïé-Sélo est parti ce soir pour le grand quartier général.Léon Trotsky :Le 23 février, c'était la " Journée internationale des Femmes ". On projetait, dans les cercles de la social-démocratie, de donner à ce jour sa signification par les moyens d'usage courant : réunions, discours, tracts. La veille encore, il ne serait venu à la pensée de personne que cette " Journée des Femmes " pût inaugurer la révolution. Pas une organisation ne préconisa la grève pour ce jour-là. Bien plus, une organisation bolcheviste, et des plus combatives, le Comité du rayon essentiellement ouvrier de Vyborg, déconseillait toute grève. L'état d'esprit des masses d'après le témoignage de Kaïourov, un des chefs ouvriers du rayon, était très tendu et chaque grève menaçait de tourner en collision ouverte. Mais comme le Comité estimait que le moment d'ouvrir les hostilités n'était pas encore venu – le parti n'étant pas encore assez fort et la liaison entre ouvriers et soldats étant trop insuffisante – il avait donc décidé de ne point faire appel à la grève, mais de se préparer à l'action révolutionnaire pour une date indéterminée. Telle fut la ligne de conduite préconisée par le Comité à la veille du 23, et il semblait que tous l'eussent adoptée. Mais le lendemain matin, en dépit de toutes les directives, les ouvrières du textile quittèrent le travail dans plusieurs fabriques et envoyèrent des déléguées aux métallos pour leur demander de soutenir la grève. C'est " à contrecœur ", écrit Kaïourov, que les bolcheviks marchèrent, suivis par les ouvriers mencheviks et socialistes-révolutionnaires. Mais du moment qu'il s'agissait d'une grève de masse, il fallait engager tout le monde à descendre dans la rue et prendre la tête du mouvement : telle fut la résolution que proposa Kaïourov, et le Comité de Vyborg se vit contraint de l'approuver. " L'idée d'une manifestation mûrissait depuis longtemps parmi les ouvriers, mais, à ce moment, personne ne se faisait encore une idée de ce qui en sortirait. " Prenons bonne note de ce témoignage d'un participant, très important pour la compréhension du mécanisme des événements.On croyait d'avance que, sans le moindre doute, en cas de manifestation, les troupes devraient sortir des casernes et seraient opposées aux ouvriers. Qu'allait-il se passer ? On est en temps de guerre, les autorités ne sont pas disposées à plaisanter. Mais, d'autre part, le soldat de la " réserve ", en ces jours-là, n'est déjà plus celui que, jadis, l'on a connu dans les cadres de l’" active " . Est-il vraiment si redoutable ? A ce sujet, on raisonnait beaucoup dans les cercles révolutionnaires, mais plutôt abstraitement, car personne, absolument personne – on peut l'affirmer catégoriquement d'après tous les documents recueillis – ne pensait encore que la journée du 23 février marquerait le début d'une offensive décisive contre l'absolutisme. Il n'était question que d'une manifestation dont les perspectives restaient indéterminées et, en tout cas, fort limitées.En fait, il est donc établi que la Révolution de Février fut déclenchée par les éléments de la base qui surmontèrent l'opposition de leurs propres organisations révolutionnaires et que l'initiative fut spontanément prise par un contingent du prolétariat exploité et opprimé plus que tous les autres – les travailleuses du textile, au nombre desquelles, doit-on penser, l'on devait compter pas mal de femmes de soldats. La dernière impulsion vint des interminables séances d'attente aux portes des boulangeries. Le nombre des grévistes, femmes et hommes, fut, ce jour-là, d'environ 90 000. Les dispositions combatives se traduisirent en manifestations, meetings, collisions avec la police. Le mouvement se développa d'abord dans le rayon de Vyborg, où se trouvent les grosses entreprises, et gagna ensuite le faubourg dit " de Pétersbourg ". Dans les autres parties de la ville, d'après les rapports de la Sûreté, il n'y eut ni grèves, ni manifestations. Ce jour-là, les forces de police furent complétées par des détachements de troupes, apparemment peu nombreux, mais il ne se produisit point de collisions. Une foule de femmes, qui n'étaient pas toutes des ouvrières, se dirigea vers la Douma municipale pour réclamer du pain. Autant demander du lait à un bouc. Dans divers quartiers apparurent des drapeaux rouges dont les inscriptions attestaient que les travailleurs exigeaient du pain, mais ne voulaient plus de l'autocratie ni de la guerre. La " Journée des femmes " avait réussi, elle avait été pleine d'entrain et n'avait pas causé de victimes. Mais de quoi elle était lourde, nul ne se doutait encore dans la soirée.Lire la suite de la narration de Leon Trotsky et de Maurice Paléologue Revactu
8 mars 2022 : Journée internationaliste de la femme. Reprendre l'héritage de ses initiatrices Rosa Luxembourg et de Clara Zetkin qui appelaient à transformer la guerre en révolution ainsi que l'héritage de la révolution russe commencée le 8 mars 1917. "Tout le pouvoir aux délégués révocables #1pour25"
TOUT LE POUVOIR AUX DELEGUES REVOCABLES !
REPRENDRE LE COMBAT DES FEMMES DU 8 MARS 1917
Il faut reprendre le quota de la révolution de 1905, 1 délégué pour 500 , ce qui correspond à un délégué conseiller (DC) pour 500 délégateurs qui sont des correspondants. Mais il faut y ajouter le mot d'ordre de 1 pour 5 et donc 125 pour 500, pour construire dans le même temps la "Fonction Publique révolutionnaire"
Il faut donc désigner, - en même temps que le délégué conseiller -
4 délégués Intermédiaires Conseiller (DIC)
20 délégués de base (DB)
et 100 délégués Intermédiaires de base (DOB)
Les 4 DIC seront les 4 adjoints du délégué conseiller.
Ces 4 DIC siégeant au comité exécutif de commune.
Le délégué conseiller désigné par 500 délégateurs correspondants siégera au comité exécutif du canton, au comité d'arrondissement et au grand comité de district (400 000 habitants)
Les capitalistes ont détruit la Terre. Nous ne pouvons continuer à les laisser faire. Nous avons l'obligation de mettre fin à ce régime destructeur d'humanité. Et nous ne pouvons le faire qu'en mettant fin à leur système la démocratie, le pouvoir du Démos (à Athènes 21000 propriétaires d'esclaves décidaient pour 400 000 esclaves pour le remplacer par l'humanocratie le pouvoir des humains, le système des délégués révocables 1 pour 25.
Les femmes d'Iran d'Afghanistan et d'Arabie Saoudite qui subissent les islamofascistes leur imposant le voile sont les victimes des pantins de la CIA .
Iran : Anniversaire du complot CIA Carter pour installer Khomeini et les islamofascistes ribanazis
Les femmes iraniennes sont en lutte depuis bientôt six mois et les mollahs sont toujours là. Il faut qu'elles reprennent l'héritage des shoras et mettent en place un gouvernement du peuple, un gouvernement proportionnel révocable sinon c'est la bourgeoisie impérialiste qui se charge de mettre un nouveau pantin pour mater les femmes rebelles.
Révolution iranienne 2022: Le CNRI laisse un sursis aux islamofascistes d'Iran en refusant d'appeler à renverser la dictature en quatre jours par des shoras #1pour625 comme le firent les Russes le 12 mars en formant un gouvernement proportionnel révocable #GouvernementRévocableQuiVote
vendredi 10 mars 2023
vendredi 10 mars 2023
jeudi 7 mars 2024
Féminisme révolutionnaire VS féminisme formois-bourgeois : Sylvia Pankhurst et Christabel Pankhurst les sœurs suffragettes ennemies à partir de 1914
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Féminisme révolutionnaire
VS féminisme formois-bourgeois :
Sylvia Pankhurst et Christabel Pankhurst
les sœurs suffragettes ennemies à partir de 1914
Ce 8 mars jour de la journée de la femme; les articles de la presse bourgeoises faisant écho des atermoiements contre-révolutionnaires des bourgeoises innovoises et formoises font oublier que cette journée est historiquement celle des femmes révolutionnaires.
Clara Zetkin initiatrice de la journée de la femme voulait que cette journée soit celle de l'égalité des sexes et du socialisme. Sept ans plus tard, le 8 mars 1917 les femmes de Petrograd ont fait de cette journée féministe, une journée féministe révolutionnaire, le premier jour de la plus grosse révolution de l'histoire du XXème siècle.
Le féminisme qu'on rencontre dans les médias de la bourgeoisie est le féminisme formois-bourgeois, celui que les mouvements féministes occidentaux défendent. Un "féminisme de privilégiées" où les femmes contestent les différences de salaire entre mâles et femelles spoliateurs et spoliatrices, un "féminisme de privilégiées" des femmes qui veulent les mêmes droits que les hommes riches mais sans partager avec les femmes pauvres. Un "féminisme" totalement indifférent aux salaires à 50 euros versés par leur compatriote Vincent Bolloré aux Camerounais et aux Camerounaises.
C'est en résumé, un féminisme formois-bourgeois qui veut protéger le capitalisme et garantir les inégalités sociales.
C'est ce féminisme que défendait Christabel Pankhurst.
Les deux sœurs ont d'abord milité ensemble avec leur mère pour le droit de vote des femmes de 1903 à 1914.
La Women's Social and Political Union est fondée le 10 octobre 1903 à Manchester par Emmeline Pankhurst et ses filles Christabel Pankhurst et Sylvia Pankhurst ; elles sont les leaders de ce mouvement. Les membres de la WSPU sont les premières à être connues sous le nom de « suffragettes ». Elles s'opposent aux organisations suffragistes, qu'elles estiment trop modérées.Wikipédia
Après avoir crée l'organisation féministe AWRU en 1903 avec sa mère Emmeline Pankhurst et sa sœur Sylvia Pankhurst, après avoir participé à des actions de désobéissance civile puis de violences contre le Premier Ministre, contre des biens matériels symbolisant le pouvoir, elle devient chauviniste pro guerre.
"Toutes les organisations féministes de "suffragettes" se prononcèrent en faveur de la défense de la "patrie". Le WSPU de la mère de Sylvia fit campagne pour le recrutement obligatoire des jeunes gens dans l'armée et demanda même le service obligatoire pour les femmes. Après octobre 17, Mrs Emmeline Pankhurst exigea une intervention armée de l'Entente pour écraser les conseils. Elle s'engagea dans le Parti conservateur." Philippe Bourrinet. résumant le livre de Mary DAVIS. Sylvia Pankhurst. A life in Radical Politics.
La mère Emmeline et l'ainée Christabel ont imposé l'arrêt du militantisme féministe au début de la guerre pour participer à l'effort de guerre.
Après l’entrée en guerre du Royaume-Uni face à l’Allemagne, Emmeline Pankhurst choisit de cesser les actions de la WSPU, de dissoudre le Bodyguard et d’appeler les Anglaises à soutenir l’effort de guerre national. Cette décision, qui vise à souligner le rôle des femmes en tant que citoyennes afin d’asseoir la légitimité de leurs revendications civiques, portera ses fruits en 1918. Le Monde Diplomatique
Sylvia a rompu définitivement avec sa mère et sa sœur et est devenu militante révolutionnaire internationaliste, défendant les plus pauvres, femmes, hommes et enfants .
La rupture avec la WSPU, une rupture aussi avec la dictature sans partage de sa mère et de sa sœur, eut deux causes. D’abord l’éloignement d'avec le mouvement ouvrier. L'organisation des Pankhurst prenait de plus en plus une tournure activiste, au sein de la classe moyenne. En 1913, elle formait une "armée du peuple" "une organisation d’hommes et de femmes pour lutter ensemble pour la liberté". De problème ouvrier, du danger de la guerre, il n’était pas question dans son programme. Pour toutes ces raisons, Sylvia, proche du prolétariat quel qu'en fut le sexe, rompit avec le mouvement de sa mère et sa sœur, qui l’expulsèrent sans management, elle et sa fédération de "pauvresses" de l'East End. En mars 1914, voyait le jour le premier numéro du Woman’s Dreadnaught ("le cuirassé de la femme", du nom d’une classe moderne de cuirassés de la Royal Navy). Quelques mois plus tard, c'était la guerre Philippe Bourrinet. résumant le livre de Mary DAVIS. Sylvia Pankhurst. A life in Radical Politics.
Elle est devenue une fervente militante de l'auto-organisation en délégués révocables combattant inlassablement le parlementarisme. Sylvia a écrit à Lénine en 1919 pour lui demander de participer au combat quelle menait contre le parlementarisme et pour l'auto-organisation en Angleterre.
"Cher camarade Lénine,
Je ne cesse de souhaiter une conversation avec vous. Je vois notre mouvement ouvrier anglais ruiné par le parlementarisme et par les conseils municipaux. Des gens veulent être élus. Le plus grand nombre veut élire, et tout travail pour le socialisme est à cette fin remis ; on étouffe la propagande socialiste de peur de perdre des votes. Et les élus gonflés de leur importance ont la plus grande indulgence pour les abus du système capitaliste.
Je sais qu'il est impossible de réveiller l'esprit révolutionnaire chez des gens qui veulent gagner aux élections — tout au moins dans ce pays. La conscience de classe semble disparaître à mesure que s'approchent les élections. Un parti qui obtient des succès électoraux est un parti perdu pour l'action révolutionnaire. Dans ce pays, nous avons, comme vous savez :
Le vieux parti trade-unioniste, qui n'a ni largeur de vue, ni l'idéalisme et n'est pas socialiste ;
L'Independent Labour Party souvent bourgeois, souvent ultra-religieux ;
Le British Socialist Party qui se croit plus avancé que' l'I. L. P. mais qui souvent, vaut moins du point de vue du communiste. Ces deux partis pensent trop à gagner aux élections et quand ils y ont obtenu des succès, ils abandonnent presque toujours les ouvriers.
Les industrialistes révolutionnaires, croyant en l'action directe, — élément qui permet les plus grandes espérances ; il y a parmi eux des hommes remarquables, possédant cette inflexibilité qui sera essentielle quand surviendra la révolution, — mais qui quoique manquant souvent de capacité organisatrice en dehors de leur propre sphère d'action, ont cependant de grands esprits et du cœur.
Tous ces éléments ont subi à différents degrés l'influence de la révolution russe. Les officiels du groupe 1 sont alarmés et certains de leurs adhérents ont passé au groupe 4. Au 2, les leaders sont pour le moins choqués et alarmés, certains de leurs adhérents se rapprochent du 4. Au 3 les uns sont timides, les autres se rapprochent du 4. Ce dernier groupe 4 a longtemps chéri l'idée d'organiser la société selon les principes des Soviets, avant même de connaître les Soviets. Il est fortifié par les nouvelles de Russie. Il est surtout composé de simples ouvriers, mineurs ou mécaniciens, quoique ce type apparaisse maintenant dans toutes les industries.
Ce groupe 4 méprise l'action parlementaire : jamais il ne s'alliera à un parti présentant des candidats pour les élections parlementaires ou locales. Les Workers' Committees et les Shop Stewards doivent être unis à ce groupe 4, quoi qu'ils soient souvent moins avancés.
Il y a aussi le Socialist Labour Party (5), plutôt anti-parlementaire, mais qui, lors des dernières élections, présenta des candidats, perdant ainsi largement la confiance du 4 qui fournissait un grand nombre de ses membres.
La Workers Socialist Federation, plus petite et plus jeune que les autres, composée en grande partie de femmes, ce qui marque son origine, bien que la plupart de ses nouveaux membres soient des homme ; c'est surtout, plus que les autres, le parti du petit peuple, travaillant aux coins des rues et ayant son quartier général dans l'East-End. A sa conférence de Whitsuntide1 il s'est transformé en parti communiste, mais à la demande du camarade R... et de quelques autres, il s'abstient d'user de ce titre tant que tous les efforts n'ont pas été faits pour former un parti communiste unique en fondant les groupes 3, 5, 6 et 7, ce dernier étant la société socialiste du pays de Galles étroitement en harmonie avec le 4. On nous dit que le 4 ne peut pas entrer dans le parti communiste, quoique ses membres puissent y adhérer. Je rie suis pas si certaine que ces groupes ne puissent fusionner.
Mais pourquoi vous écrire tout ceci ? Pour dire qu'à mon avis la question parlementaire met tout en retard. Le 3 et 5 veulent encore présenter des candidats, ce qui déconcerte les éléments 4, 6 et 7.
Je doute que vous conceviez combien dans ce pays la conscience de classe est une plante plus tendre que partout ailleurs et combien les intrigues politiques sont plus fortes et plus subtiles.
Je souhaite que vous parliez de l'action parlementaire. J'ai lu la lettre que vous ont adressée les communistes finlandais. Ce message est nécessaire ici aussi. Je souhaite que vous nous écriviez de manière à hâter nos progrès hors du réformisme. Ce que vous dites fait beaucoup réfléchir les hommes, ceux du moins qui veulent réellement la révolution. Je pense que si vous étiez ici vous diriez : Concentrez les forces sur l'action directe révolutionnaire. Ne touchez pas à la machine politique. Telle est ma pensée. Je crois qu'il n'y a pas de pays où !a machine politique soit pour les ouvriers aussi difficile à diriger et soit aussi bien construite pour les circonvenir
Sincèrement à vous.
Sylvia PANKHURST."
Si la rupture totale avec sa sœur date de 1914, les deux sœurs avaient des positions opposées bien avant. Sylvia défendant les femmes pauvres tandis que Christabel recrutait les femmes de la classe moyenne.
"Plus attirée par les quartiers pauvres de l’East End à Londres, du nord de l’Angleterre et d’Ecosse, Sylvia Pankhurst devint une activiste de la propagande féministe à partir de 1906, mais loin des quartiers bourgeois, où le mouvement recrutait ses "suffragettes". Après 1912, elle fut la figure majeure de la East London Federation of Suffragettes (ELFS), seule véritable fédération prolétarienne du WSPU. Vivant dans des conditions misérables, souvent arrêtée pour agitation, Sylvia Pankhurst fut l’âme indomptable de l’ELFS."Philippe Bourrinet. résumant le livre de Mary DAVIS. Sylvia Pankhurst. A life in Radical Politics.
Au moment où la révolution russe arrive, tandis que Christabel vilipende les Bolcheviks, Sylvia appelle prendre modèle sur cette révolution.
Le problème russe est notre problème : il s’agit simplement de savoir si le peuple comprend le socialisme et s’il le désire.
En attendant, nous espérons ardemment le succès rapide des bolcheviks de Russie : puissent-ils ouvrir la porte qui mène à la liberté pour les peuples de tous les pays !
Sylvia Pankhurs Publié dans Workers' Dreadnought, 17 novembre 1917. Tiré du site Web Antagonism .
Sylvia n'a cessé de militer pour les délégués révocables. Elle est un modèle pour toutes les femmes et doit être connue de toutes et tous. C'est son combat que nous continuons en améliorant le système des soviets. C'est ce combat que nous devons toutes et tous mener pour sauver l'humanité du réchauffement climatique causé par le capitalisme.
Le système capitaliste doit être complètement renversé et remplacé par la propriété commune et le contrôle ouvrier de la terre, des industries de toutes sortes et de tous les moyens de production et de distribution.
Le Parlement doit être aboli et remplacé par un système de soviets formés de délégués des industries, des foyers, des régiments et des navires.
Tous les délégués soviétiques peuvent être changés à tout moment. Ils doivent être instruits et rendre compte à ceux qu'ils représentent. Nul ne peut participer à un soviet, voter ou être élu délégué soviétique s'il vit ou tente de vivre de ses richesses accumulées, du commerce privé ou du travail d'autrui qu'il emploie à des fins privées.
Une constitution pour les soviets britanniques. Points pour un programme communiste - Sylvia Pankhurst
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jeudi 7 mars 2024
Les lettres de Sylvia Pankhurst à Lénine auraient pu sauver la révolution européenne 1918-1923 du naufrage parlementariste contre le sabotage de Lénine
On comprendra comment Sylvia Pankhurst fut la Cassandre du fascisme montant.
Dans un autre texte du 9 septembre 1920, "l'Italie devant la révolution", elle écrivait
" Devant la famine et le danger il n'y a que deux alternatives : les Soviets ou la dictature du Riche. "
et plus loin "Gramsci pense que la révolution italienne
peut éclater pendant une période électorale ;
et nous avons tenu à lui faire remarquer
que les cas qu'il venait de nous citer
fournissaient des arguments remarquables à la propagande
contre le système parlementaire bourgeois
et pour les Soviets, arguments faciles à employer en période électorale."
REPONSE HYPOCRITE DE LENINE
"On ne peut en douter : l'Internationale Communiste et les partis communistes des divers pays commettraient une faute irréparable en repoussant les ouvriers, partisans du pouvoir des Soviets, mais qui ne consentent pas à prendre part à la lutte parlementaire. Si on pose la question d'une façon générale, théoriquement, c'est précisément ce programme, celui de la lutte pour le pouvoir des Soviets, pour la république des Soviets, qui peut et doit unir maintenant, sans conteste, tous les révolutionnaires honnêtes et sincères des milieux ouvriers. Beaucoup d'ouvriers anarchistes deviennent maintenant de sincères partisans du pouvoir des Soviets, ce qui nous prouve qu'ils sont nos meilleurs camarades et amis, qu'ils sont parmi les meilleurs révolutionnaires et ne furent adversaires du marxisme que par malentendu ou, plus exactement, non par malentendu, mais parce que le socialisme officiel, dominant à l'époque de la seconde Internationale (1889-1914) trahit le marxisme, mutila l'enseignement révolutionnaire de Marx en général et son enseignement sur l'expérience de la Commune de Paris (1871) en particulier. Je l'ai exposé dans mon livre L'Etat et la Révolution ; je ne m'arrêterai donc plus sur cette question.
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JEUDI 7 MARS 2024
Les lettres de Sylvia Pankhurst à Lénine auraient pu sauver la révolution européenne 1918-1923 du naufrage parlementariste contre le sabotage anti-soviétique de Lénine
Dans son brûlot anti-gauchiste, "La maladie infantile du Communisme, le gauchisme" Lénine consacre un chapitre entier (IX) à démolir Sylvia Pankhurst et sa ligne politique anti-parlementariste.
On voit donc que le génial Lénine "Tout le pouvoir aux soviets" de 1917 a laissé la place au saboteur de la révolution européenne.
Le réformiste parlementariste anti-soviets de 1906-1916 est revenu à la vie. Et a marabouté le Lénine du 7 novembre 1917.Pousser les révolutionnaires européens de 1917-1922 à adopter la stupide tactique parlementariste du Lénine 1906-1916 a été inciter la classe ouvrière d'Europe.
L'arrogance paternaliste de Lénine parlementariste s'adressant à Sylvia Pankhurst n'est pas du machisme* puisque la même arrogance cinglante s'adressa à Bordiga, Pannekoek et tous ceux voulant "Tout le pouvoir aux soviets en Europe"
Lénine écrit
"On trouve dans le Workers Dreadnought (tome VI, N° 48, du 21 février 1920), organe hebdomadaire de la "Fédération socialiste ouvrière", dirigé par la camarade Sylvia Pankhurst, un article d'elle intitulé : "Vers un parti communiste." L'article expose comme suit les pourparlers en cours entre les quatre organisations ci-dessus nommées, pour la formation d'un parti communiste unique : adhésion à la III° Internationale, reconnaissance du système soviétique au lieu du parlementarisme, et de la dictature du prolétariat. Il apparaît qu'un des principaux obstacles à la constitution immédiate d'un parti communiste unique est le désaccord sur le problème de la participation au parlement et de l'adhésion du nouveau parti communiste au vieux "Labour Party" opportuniste et social-chauvin, corporatif et composé surtout de trade-unions. La "Fédération socialiste ouvrière", de même que le "Parti ouvrier socialiste" (Ce parti est, ce me semble, contre l'adhésion au "Labour Party" mais n'est pas tout entier contre la participation au parlement.) se prononcent contre la participation aux élections parlementaires et au parlement, contre l'adhésion au "Labour Party" et sont, sur ce point, en désaccord avec tous les membres ou avec la majorité des membres du Parti socialiste britannique, qui constitue à leurs yeux "l'aile droite des partis communistes" en Angleterre (page 5 de l'article de Sylvia Pankhurst)."
Lénine fait ensuite une citation dont voici un extrait
Pour ce qui est de la participation au parlement, Sylvia Pankhurst se réfère à un article publié dans le même numéro par W. Gallacher, lequel écrit au nom du "Conseil ouvrier d'Ecosse" de Glasgow :
La masse des membres du Parti travailliste indépendant d'Ecosse est de plus en plus écœurée du parlement, et presque tous les groupes locaux sont pour les Soviets (le mot russe est employé dans la transcription anglaise) ou pour les Soviets ouvriers. Evidemment, ce fait a une importance très sérieuse pour ces messieurs qui considèrent la politique comme un gagne-pain (comme une profession), et ils usent de tous les expédients pour persuader leurs membres de revenir dans le giron du parlementarisme. Les camarades révolutionnaires ne doivent pas (tous les mots soulignés le sont par l'auteur) soutenir cette bande. Ici la lutte nous sera très difficile. La défection de ceux pour qui l'intérêt personnel est un stimulant plus fort que l'intérêt qu'ils portent à la révolution, en sera un des traits les plus affligeants. Accorder le moindre appui au parlementarisme revient simplement à aider à l'accession au pouvoir de nos Scheidemann et Noske britanniques. Henderson, Clynes et Cie sont irrémédiablement réactionnaires ...."
Comme à son habitude arrogante dans son livre contre le gauchisme, Lénine commence par passer la pommade avant de frapper
"Cette lettre à la rédaction traduit admirablement, à mon avis, l'état d'esprit et le point de vue des jeunes communistes ou des ouvriers de la masse, qui commencent à peine à venir au communisme. Cet état d'esprit est réconfortant et précieux au plus haut point; il faut savoir l'apprécier et l'entretenir, car sans lui on désespérerait de la victoire de la révolution prolétarienne en Angleterre, comme du reste dans tout autre pays. Ceux qui savent exprimer, susciter dans les masses cet état d'esprit (qui très souvent sommeille, est inconscient, latent), il faut s'en montrer soucieux et leur prêter aide et attention."
Comme les gauchistes sont des malades selon lui, il va décrire leur maladie
"Mais il faut aussi leur dire ouvertement, sans équivoque, que cet état d'esprit à lui seul ne suffit pas à diriger les masses dans la grande lutte révolutionnaire, et que telles ou telles erreurs que les hommes les plus dévoués à la cause révolutionnaire sont disposés à commettre ou commettent, peuvent nuire à cette cause. La lettre adressée à la rédaction par le camarade Gallacher contient indéniablement en germe toutes les erreurs des communistes "de gauche" d'Allemagne et celles commises par les bolcheviks russes "de gauche" en 1908 et 1918."
Mais comme la mauvaise foi est la ligne conductrice de tout le livre contre Bordiga, Pannekoek, Sylvia Pankhurst et tous les gauchistes d'Europe - incluant la Russie, Lénine continue
"L'auteur de la lettre a fort bien compris que seuls les Soviets ouvriers, et non le parlement, peuvent offrir au prolétariat le moyen d'atteindre au but. Et celui qui ne l'a pas encore compris est évidemment le pire réactionnaire, fut-il l'homme le plus savant, le politique le plus expérimenté, le socialiste le plus sincère, le marxiste le plus érudit, le plus loyal des citoyens et des pères de famille. Mais l'auteur de la lettre ne pose même pas, ne croit pas même nécessaire de poser la question de savoir si l'on peut amener les Soviets à la victoire sur le parlement sans faire entrer les politiques "soviétiques " à l'intérieur du parlement ? Sans désagréger le parlementarisme de l'intérieur, sans préparer au-dedans du parlement le succès des Soviets dans la tâche qui leur incombe de dissoudre le parlement. Cependant l'auteur de la lettre émet cette idée parfaitement juste que le Parti communiste anglais doit fonder son action sur une base scientifique. La science veut d'abord que l'on tienne compte de l'expérience des autres pays, surtout si les autres pays, capitalistes eux aussi, connaissent ou ont connu récemment une expérience sensiblement analogue. Elle veut, en second lieu, qu'on tienne compte de toutes les forces: groupes, partis, classes et masses agissant dans le pays, au lieu de déterminer la politique uniquement d'après les désirs et les opinions, le degré de conscience et de préparation à la lutte d'un seul groupe ou d'un seul parti."
La réponse à la seule question importante ne figure évidemment pas dans le texte de Lénine : "en quoi le participationniste du parti bolchévik aux institutions de Nicolas II ont-elles favorisé la création du soviet le 12 mars 1917 ?
Ce passage ne répond évidemment pas à cette question "Mais l'auteur de la lettre ne pose même pas, ne croit pas même nécessaire de poser la question de savoir si l'on peut amener les Soviets à la victoire sur le parlement sans faire entrer les politiques "soviétiques " à l'intérieur du parlement ? Sans désagréger le parlementarisme de l'intérieur, sans préparer au-dedans du parlement le succès des Soviets dans la tâche qui leur incombe de dissoudre le parlement."
N'importe quel observateur impartial peut constater que l'appel à désigner des délégués de soviets l'après midi du 12 mars 1917 est directement la suite du soviet d'octobre-novembre 1917.
Tous les événements postérieurs, tous les évènements de 1906 à 1916 n'ont strictement aucun lien avec cet appel .
Quand Lénine mentionne cette période intermédiaire entre les deux soviets de Petrograd, il fait une entourloupe rhétorique
"les communistes anglais doivent exiger et s'assurer absolument la plus entière liberté de dénoncer les Henderson et les Snowden comme l'ont fait (quinze ans durant, de 1903 1917) les bolcheviks russes à l'égard des Henderson et des Snowden russes, c'est-à-dire des mencheviks. Si les Henderson et les Snowden acceptent le bloc à ces conditions, nous aurons gagné. "
Pendant quinze ans ?
Mais en 1905 il ne s'agissait pas de défendre le droit des bolchéviks de critiquer les menchéviks, il s'agissait de rejoindre les mencheviks qui avaient créé le soviet de Petrograd malgré les bolchéviks
Mais en 1917 il ne s'agissait pas de défendre le droit des bolchéviks de critiquer les menchéviks, il s'agissait de rejoindre les mencheviks qui avaient - à nouveau - créé le soviet de Petrograd malgré les bolchéviks
Et le seul "argument" que Lénine finit par trouver contre Sylvia Pankhurst et les gauchistes de Grande Bretagne est un argument absurde auto-apologétique. La participation (stupide) des bolchéviks aux élections de la Constituante aurait été un facteur positif pour les bolchéviks donnant le pouvoir aux soviets, car participer aux élections bourgeoises "facilita leur action".
"Et si l'on m'objecte: cette tactique est trop "subtile" ou trop compliquée, elle ne sera pas comprise des masses, elle dispersera, elle fragmentera nos forces, elle nous empêchera de les concentrer sur la révolution soviétique, etc., je répondrai à mes contradicteurs "de gauche" : - N'imputez pas aux masses votre propre doctrinarisme ! Il est certain que les masses ne sont pas plus, mais moins cultivées en Russie qu'en Angleterre. Et pourtant elles ont compris les bolcheviks; et le fait qu'à la veille de la révolution soviétique, en septembre 1917, les bolcheviks avaient dressé les listes de leurs candidats au parlement bourgeois (à l'Assemblée constituante), et que le lendemain de la révolution soviétique, en novembre 1917, ils avaient pris part aux élections à cette même Assemblée constituante qu'ils devaient disperser le 5 janvier 1918, - ce fait, loin d'être un empêchement aux bolcheviks, facilita leur action."
On va lire trois lettres de la gauchiste anti-parlementariste Sylvia Pankhurst dans l'ordre inverse de leur rédaction.
On comprendra comment Sylvia Pankhurst fut la Cassandre du fascisme montant. Dans un autre texte du 9 septembre 1920, "l'Italie devant la révolution", elle écrivait " Devant la famine et le danger il n'y a que deux alternatives : les Soviets ou la dictature du Riche. " et plus loin "Gramsci pense que la révolution italienne peut éclater pendant une période électorale ; et nous avons tenu à lui faire remarquer que les cas qu'il venait de nous citer fournissaient des arguments remarquables à la propagande contre le système parlementaire bourgeois et pour les Soviets, arguments faciles à employer en période électorale."
LETTRE DE SYLVIA PANKHURST DU 4 NOVEMBRE 1922
Lettre ouverte à Lénine - Sylvia Pankhurst (Workers' Dreadnought, 4 novembre 1922.) (traduction Google améliorée)
Lettre ouverte de Sylvia Pankhurst et du Dreadnaught ouvrier à Lénine, accusant les partis de la Troisième Internationale d'abandonner le communisme.
A Lénine, en tant que représentant du Parti communiste russe et du gouvernement soviétique russe.
Nous vous adressons en tant que représentant du gouvernement soviétique russe et du Parti communiste russe.
C'est avec un profond regret que nous vous avons vu baisser le drapeau du communisme et abandonner la cause de l'émancipation des travailleurs. C’est avec une profonde tristesse que nous avons suivi le développement de votre politique de paix avec le capitalisme et la réaction.
Pourquoi avez-vous fait ça ?
Il semble que vous ayez perdu confiance dans la possibilité d’assurer l’émancipation des travailleurs et l’instauration du communisme mondial à notre époque. Vous avez préféré conserver vos fonctions sous le capitalisme plutôt que de vous tenir aux côtés du communisme et de tomber avec lui si nécessaire.
Pourtant, si un grand appel, un grand appel et un appel désintéressé au communisme pouvaient être lancés au peuple en ce moment, d'une source qui pourrait lui inspirer confiance, il semblerait que, dans les terribles circonstances de l'heure actuelle, il serait doit porter des fruits immenses. Une période de grande misère s’est abattue sur les peuples ;
ils souffrent d’une grande amertume dans l’esclavage de ce système impitoyable du capitalisme, qui est en train de se dégrader à cause de la croissance effroyable et accablante de ses propres iniquités.
Les échanges montent d’un côté, baissent de l’autre, avec une rapidité effarante, qui se reflète dans la misère des peuples. Dans les pays aux valeurs d’échange élevées, le fléau du chômage et de la baisse des salaires sévit ; Dans les pays aux faibles échanges, c'est la hausse impitoyable des prix qui oblige les travailleurs à travailler de plus en plus vite, tandis que la famine et la misère les vident, comme des sangsues cruelles, de la force vitale même qu'ils dépensent, avec une imprudence désespérée, pour leur labeur mal rémunéré.
Les manipulateurs financiers dirigent le monde ; ce sont les vrais gouvernements ; et ces gouvernements fantoches, qui montent sur scène pendant un certain temps, doivent exécuter leurs ordres ou disparaître de la scène.
En Italie, nous assistons une fois de plus à l’effondrement de la vieille politique ; mais c'est une réaction mauvaise et vile qui, sous la forme du fascisme, a profité du dégoût général face aux combats simulés et aux vains bricolages et piétinements des politiciens capitalistes. Les fascistes ont agi. Parce que tandis que d’autres se sont longtemps contentés de parler au milieu de la détresse populaire, les fascistes ont agi, bien qu’avec méchanceté, et des multitudes les ont suivis, ou du moins se sont abstenus de s’opposer activement à eux.
Parce que les bavards n'ont fait que parler, aucune force ne s'est opposée à la violence des fascistes. Les fascistes ont fourni un moyen d'existence, même s'il est obtenu par l'assassinat et le terrorisme de leurs frères et sœurs de classe, à des masses de soldats démobilisés sans ressources. Les bavards n’ont même pas fait cela ; ils ont parlé de bien-être général, mais n'ont rien produit. Le réformisme ne peut rien produire de valeur permanente ; il ne peut pas changer les caractéristiques essentielles du capitalisme qui broient les masses angoissées entre les meules supérieures et inférieures.
Ces jours de grand malheur révèlent, avec une clarté perçante et impitoyable, l’impuissance totale de ceux qui voudraient réformer le système inique et guérir les graves blessures qu’il inflige.
"Travail ou entretien pour les chômeurs", crie le réformiste. Dans la mesure où la revendication est concédée, le fardeau local de la concession repose immédiatement sur les épaules des propriétaires de la classe ouvrière, de leurs familles et de leurs locataires. Dans la mesure où se réalise le maintien du chômage, ce qui est décrit comme une charge nationale, il se traduit, dans les grandes complexités du système capitaliste, par des prix plus élevés et une rémunération réduite pour la communauté salariée qui, n'ayant rien à vendre sauf son travail, n'a aucun moyen de récupérer ses pertes sur le marché du travail et son pouvoir d'achat réduit, puisqu'il ne peut pas faire supporter son fardeau par quelqu'un d'autre.
Il en est ainsi de toutes les réformes projetées par le réformateur, dans la mesure où elles dépassent toujours le stade de la discussion, car les populations du monde sont aux prises avec les grands capitalistes et il n'y a aucune possibilité d'amélioration tant que cette mainmise n'existe pas. a été détruit.
Même les plus ignorants et les plus simples en sont aujourd’hui instinctivement conscients ; ils se rendent compte que le réformiste et ses panacées ne peuvent pas les aider ; ils observent, au contraire, que chaque action de cette monstruosité coûteuse qu'est le gouvernement capitaliste, s'accompagne d'une augmentation dévastatrice d'administrateurs parasites et opulents, dont le fardeau de l'entretien, faute de pouvoir le transmettre à d'autres, incombe toujours au classes les moins capables de le supporter. Conscients de leur situation désespérée sous le capitalisme, les gens sombrent dans une apathie sans esprit, se concentrant sur leurs efforts pour maintenir une existence individuelle. Dans la peur d'un avenir catastrophique Ils aspirent en vain à un retour à la routine grise de la lutte d'avant-guerre, moins acharnée que celle d'aujourd'hui.
Il est urgent de lancer un appel fort au communisme, une explication claire de la vie communiste : son service mutuel sain et sain : sa fraternité large et universelle : son évasion de ce cauchemar de pauvreté et de pouvoir.
Qu'avez-vous-tu fait, ô ancienne trompette de la révolution ? Dans votre impatience face au lent réveil de multitudes lointaines, vous avez détourné votre visage des humbles et des esclaves du monde. Vous avez touché aux jongleries de la diplomatie capitaliste ; vous avez marchandé et marchandé avec les destinées du prolétariat russe ; et diffusé le message de votre propre désertion du communisme, enveloppé dans une casuistique tortueuse et trompeuse, au mouvement communiste à travers le monde. Par vos arguments subtils et spécieux, et par le glamour de la Révolution russe, à travers lequel vous étiez considéré, vous avez détourné de la quête du communisme beaucoup de ceux qui avaient été réveillés par l'appel de la Russie soviétique.
C'est pourquoi nous trouvons ceux qui, récemment, portaient l'étendard du communisme, travaillent maintenant à placer au pouvoir un parti qui déclare ouvertement son opposition au communisme.
Par conséquent, au lieu de placer la connaissance du communisme devant les peuples, nous voyons les partis de la Troisième Internationale exhorter les masses à continuer de lutter pour un mélange de réformes futiles et impossibles.
Publié dans Workers' Dreadnought, 4 novembre 1922. Tiré du site Web Antagonism
LETTRE DE SYLVIA PANKHURST 27 OCTOBRE 1920
Il faut noter que cette lettre fut rédigéeExtrait des archives, 27 octobre 1920 : lettre de Sylvia Pankhurst à Lénine
Publié initialement dans le Manchester Guardian le 27 octobre 1920
Un jeune homme d'environ vingt-six ans, soupçonné par la police d'être de nationalité scandinave ou finlandaise et d'avoir servi d'intermédiaire « entre les révolutionnaires de ce pays et les révolutionnaires de Russie », a été traduit devant le tribunal de police de Bow Street. , Londres, hier.
Trois enveloppes scellées et une mallette lui ont été confisquées. Il s'agissait d'un certain nombre de lettres, dont l'une était adressée par Miss Sylvia Pankhurst à Lénine comme suit :
"Cher camarade, La situation évolue plus rapidement dans une direction révolutionnaire, mais bien sûr nous en sommes encore loin. Les prix des produits de première nécessité augmentent, mais le coût de la vie ne devrait pas avoir totalement augmenté ce mois-ci. Le chômage est maintenant aigu. , et les chômeurs sont rétifs. L'une des réunions de Lansbury a été interrompue par des membres de mon parti parce qu'il conseillait des méthodes pacifiques, et la foule a soutenu les jeunes dockers, marins et autres de mon parti qui s'opposaient à lui. Marche des chômeurs vers les usines, entrez " Les anciens soldats arment et exercent. N'exagérez pas ces choses, elles ne sont pas encore redoutables. "
" Des chômeurs ont brisé des vitres et volé des bijoux lundi dernier, lorsque les maires de Londres les ont conduits à Westminster. Les partis communistes à eux seuls ne sont ni assez grands ni assez audacieux pour se montrer à la hauteur...
"A Coventry, un membre de notre parti, Emery, mène une campagne pour mettre de côté une usine au service de la Russie soviétique, l'usine devant être contrôlée par les ouvriers. Dans "The Dreadnought", j'ai essayé d'établir une politique plus audacieuse et je devrais discuter avec mon exécutif cet après-midi, mais j'ai été arrêté jeudi dernier et je suis sous caution de 2 000 £ pour ne pas rencontrer ou communiquer avec l'un de nos responsables de la publication du journal avant mon procès de jeudi, je ne peux donc communiquer qu'indirectement.
"Je m'attends à six mois d'emprisonnement. J'ai envisagé une grève de la faim, mais je crains que l'arme ne soit détruite maintenant puisque le gouvernement laisse mourir les grévistes de la faim irlandais.
"Je trouve que tous les partis communistes, à l'exception du Parti travailliste écossais de Gallagher, sont peu enclins à l'unité. Le parlementarisme et la docilité de la foule du B.S.P. sont des points sensibles de notre parti, et j'aurais eu beaucoup de mal à les convaincre. Maintenant, je vais le faire. je ne serai pas là, semble-t-il.
"J'ai fait moins que ce que j'aurais dû en voyant des gens, parce que j'ai eu une lutte des plus terribles depuis mon retour chez moi. Notre presse où notre journal est imprimé souffrait parce que 'The Dreadnought' devait de l'argent. Pendant mon absence, un compte a également couru. Longtemps, et un créancier a obtenu un ordre de paiement contre nous au tribunal. Alors tous les créanciers ont pris peur. A mon retour, les courtiers sont venus deux fois en une semaine, et depuis, je me bats contre cette situation.
"La Troisième Internationale à Moscou a entendu mon appel lorsque j'étais là-bas et a promis une aide. Elle n'arrive pas. Cette semaine, les camarades miniers du sud du Pays de Galles ont envoyé chercher 6 000 exemplaires supplémentaires du "Dreadnought". J'ai emprunté du papier au "Herald". Actuellement je n'ai pas de papier pour la semaine prochaine, ce n'est pas agréable d'aller en prison donc !
"Avec les salutations communistes.
"SYLVIA PANKHURST."
LETTRE DE SYLVIA PANKHURST 16 JUILLET 1919
Lettre à Lénine
Sylvia Pankhurst
Cher camarade Lénine,
Je ne cesse de souhaiter une conversation avec vous. Je vois notre mouvement ouvrier anglais ruiné par le parlementarisme et par les conseils municipaux. Des gens veulent être élus. Le plus grand nombre veut élire, et tout travail pour le socialisme est à cette fin remis ; on étouffe la propagande socialiste de peur de perdre des votes. Et les élus gonflés de leur importance ont la plus grande indulgence pour les abus du système capitaliste.
Je sais qu'il est impossible de réveiller l'esprit révolutionnaire chez des gens qui veulent gagner aux élections — tout au moins dans ce pays. La conscience de classe semble disparaître à mesure que s'approchent les élections. Un parti qui obtient des succès électoraux est un parti perdu pour l'action révolutionnaire. Dans ce pays, nous avons, comme vous savez :
Le vieux parti trade-unioniste, qui n'a ni largeur de vue, ni l'idéalisme et n'est pas socialiste ;
L'Independent Labour Party souvent bourgeois, souvent ultra-religieux ;
Le British Socialist Party qui se croit plus avancé que' l'I. L. P. mais qui souvent, vaut moins du point de vue du communiste. Ces deux partis pensent trop à gagner aux élections et quand ils y ont obtenu des succès, ils abandonnent presque toujours les ouvriers.
Les industrialistes révolutionnaires, croyant en l'action directe, — élément qui permet les plus grandes espérances ; il y a parmi eux des hommes remarquables, possédant cette inflexibilité qui sera essentielle quand surviendra la révolution, — mais qui quoique manquant souvent de capacité organisatrice en dehors de leur propre sphère d'action, ont cependant de grands esprits et du cœur.
Tous ces éléments ont subi à différents degrés l'influence de la révolution russe. Les officiels du groupe 1 sont alarmés et certains de leurs adhérents ont passé au groupe 4. Au 2, les leaders sont pour le moins choqués et alarmés, certains de leurs adhérents se rapprochent du 4. Au 3 les uns sont timides, les autres se rapprochent du 4. Ce dernier groupe 4 a longtemps chéri l'idée d'organiser la société selon les principes des Soviets, avant même de connaître les Soviets. Il est fortifié par les nouvelles de Russie. Il est surtout composé de simples ouvriers, mineurs ou mécaniciens, quoique ce type apparaisse maintenant dans toutes les industries.
Ce groupe 4 méprise l'action parlementaire : jamais il ne s'alliera à un parti présentant des candidats pour les élections parlementaires ou locales. Les Workers' Committees et les Shop Stewards doivent être unis à ce groupe 4, quoi qu'ils soient souvent moins avancés.
Il y a aussi le Socialist Labour Party (5), plutôt anti-parlementaire, mais qui, lors des dernières élections, présenta des candidats, perdant ainsi largement la confiance du 4 qui fournissait un grand nombre de ses membres.
La Workers Socialist Federation, plus petite et plus jeune que les autres, composée en grande partie de femmes, ce qui marque son origine, bien que la plupart de ses nouveaux membres soient des homme ; c'est surtout, plus que les autres, le parti du petit peuple, travaillant aux coins des rues et ayant son quartier général dans l'East-End. A sa conférence de Whitsuntide1 il s'est transformé en parti communiste, mais à la demande du camarade R... et de quelques autres, il s'abstient d'user de ce titre tant que tous les efforts n'ont pas été faits pour former un parti communiste unique en fondant les groupes 3, 5, 6 et 7, ce dernier étant la société socialiste du pays de Galles étroitement en harmonie avec le 4. On nous dit que le 4 ne peut pas entrer dans le parti communiste, quoique ses membres puissent y adhérer. Je rie suis pas si certaine que ces groupes ne puissent fusionner.
Mais pourquoi vous écrire tout ceci ? Pour dire qu'à mon avis la question parlementaire met tout en retard. Le 3 et 5 veulent encore présenter des candidats, ce qui déconcerte les éléments 4, 6 et 7.
Je doute que vous conceviez combien dans ce pays la conscience de classe est une plante plus tendre que partout ailleurs et combien les intrigues politiques sont plus fortes et plus subtiles.
Je souhaite que vous parliez de l'action parlementaire. J'ai lu la lettre que vous ont adressée les communistes finlandais. Ce message est nécessaire ici aussi. Je souhaite que vous nous écriviez de manière à hâter nos progrès hors du réformisme. Ce que vous dites fait beaucoup réfléchir les hommes, ceux du moins qui veulent réellement la révolution. Je pense que si vous étiez ici vous diriez : Concentrez les forces sur l'action directe révolutionnaire. Ne touchez pas à la machine politique. Telle est ma pensée. Je crois qu'il n'y a pas de pays où !a machine politique soit pour les ouvriers aussi difficile à diriger et soit aussi bien construite pour les circonvenir
Sincèrement à vous.
Sylvia PANKHURST.
P.-S. — Je tiens à vous faire connaître que la masse des ouvriers d'industrie, dans des proportions de plus en plus sensibles, veut réellement la révolution et n'a besoin que d'être guidée pour l'organiser. Mais nous sommes lents et combien le monde ne doit-il pas à la Russie ! Si vous dites que les conditions déterminantes ont produit le résultat, certes c'est vrai ; mais votre claire exposition de ce fait ouvre une nouvelle perspective, et nous comprenons en vous lisant qu'une longue propagande a, en Russie, préparé le peuple à tirer parti de ces conditions.
Si nous pouvions seulement unir tous ceux qui croient à la révolution et les faire travailler pour elle au lieu de s'occuper d'élections ! Outre la propagande, il y a l'organisation, et nous sommes à présent des enfants dans une forêt inconnue ou dans une contrée inexplorée. Nous devons explorer chaque région en nous demandant comment nous nous rendrons compte du mouvement favorable. Nous nous y efforcerons, mais vous pourriez concentrer plus de forces dans cette direction si par un discours ou par un article — ce message nous touchera — vous vouliez bien nous conseiller. Quant à la propagande, oh l'on dira : nous ne suscitons pas de conflit ; c'est le gouvernement qui le provoque. Comme si c'était une honte de créer des ennuis au capitalisme !
REPONSE DE LENINE (29 AOUT 1919)
A LA LETTRE DE SYLVIA PANKHURST
A la camarade Sylvia Pankhurst à Londres
28 août 1919
Chère Camarade ! Je n'ai reçu qu'hier votre lettre du 16 Juillet dernier. Je vous suis infiniment reconnaissant pour les renseignements que vous me donnez concernant l'Angleterre et je vais tacher de satisfaire votre désir en répondant à votre question.
Je ne doute pas que, parmi les représentants du prolétariat, un grand nombre d'ouvriers, les meilleurs, les plus honnêtes, les plus sincèrement révolutionnaires soient ennemis du parlementarisme et adversaires de toute action au parlement. Plus la culture capitaliste et la démocratie bourgeoise sont anciennes dans un pays donné, et plus c'est là un phénomène compréhensible, car la bourgeoisie, dans les vieux pays parlementaires, a remarquablement appris le jeu de l'hypocrisie et connaît mille tours pour tromper le peuple, en présentant le parlementarisme bourgeois comme la « démocratie en général » ou la « démocratie pure », etc., en dissimulant avec habileté lés innombrables liens du parlement avec la bourse et les capitalistes, en tirant parti d'une presse vénale, en se servant de toutes les façons de l'argent, puissance du capital.
On ne peut en douter : l'Internationale Communiste et les partis communistes des divers pays commettraient une faute irréparable en repoussant les ouvriers, partisans du pouvoir des Soviets, mais qui ne consentent pas à prendre part à la lutte parlementaire. Si on pose la question d'une façon générale, théoriquement, c'est précisément ce programme, celui de la lutte pour le pouvoir des Soviets, pour la république des Soviets, qui peut et doit unir maintenant, sans conteste, tous les révolutionnaires honnêtes et sincères des milieux ouvriers. Beaucoup d'ouvriers anarchistes deviennent maintenant de sincères partisans du pouvoir des Soviets, ce qui nous prouve qu'ils sont nos meilleurs camarades et amis, qu'ils sont parmi les meilleurs révolutionnaires et ne furent adversaires du marxisme que par malentendu ou, plus exactement, non par malentendu, mais parce que le socialisme officiel, dominant à l'époque de la seconde Internationale (1889-1914) trahit le marxisme, mutila l'enseignement révolutionnaire de Marx en général et son enseignement sur l'expérience de la Commune de Paris (1871) en particulier. Je l'ai exposé dans mon livre L'Etat et la Révolution ; je ne m'arrêterai donc plus sur cette question.
Que faire donc si, dans un pays, des communistes convaincus et disposés à se consacrer à l'œuvre révolutionnaire, — des partisans sincères du pouvoir des Soviets (du « système des Soviets », comme on dit quelquefois hors de Russie) — ne parviennent pas à s'unir par suite de leur désaccord sur la question de l'action parlementaire ?
Je considérerais volontiers ce désaccord comme n'ayant pas d'importance essentielle en ce moment, la lutte pour le pouvoir des Soviets étant la lutte politique du prolétariat dans sa forme la plus haute, la plus consciente, la plus révolutionnaire. Mieux vaut être avec les ouvriers révolutionnaire quand ils se trompent sur une question de détail ou d'importance secondaire, qu'avec les socialistes officiels ou avec les social-démocrates s'ils ne sont pas des révolutionnaires fermes et sincères, s'ils ne savent pas, s'ils ne veulent pas faire dans les masses ouvrières un travail révolutionnaire, mais professent pourtant sur la question donnée des opinions conformes à la bonne tactique.
Or la question parlementaire est maintenant une question de détail, secondaire. Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht avaient raison, à mon avis, quand ils défendaient, à la Conférence de janvier 1919 à Berlin contre la majorité la participation des spartakistes aux élections pour le parlement bourgeois allemand, à l'Assemblée Nationale Constituante.1 Mais il va de soi qu'ils eurent raison davantage encore en demeurant avec le Parti Communiste qui commettait une faute secondaire, plutôt que de suivre les représentants droitiers du socialisme, tels que Scheidemann et son parti, ou les âmes serviles, les doctrinaires, les poltrons, les serviteurs muets de la bourgeoisie, les réformistes en fait, tels que Kautsky, Haase, Daumig et tout ce parti des « indépendants » allemands.
Je suis personnellement convaincu, que le refus de participer aux élections parlementaires est, chez les ouvriers révolutionnaires anglais, une faute, mais il vaut certes mieux commettre cette faute que de retarder la formation, par tous les éléments sympathisant avec le bolchevisme et sincèrement partisans de la république des Soviets que vous énumérez, d'un puissant parti ouvrier communiste anglais. Si par exemple, il y avait dans le B. S. P.2 des bolcheviks sincères qui, par suite du désaccord sur la question parlementaire, refusaient de se fondre dans le Parti Communiste avec les groupes 4 — 6 et 7, ces bolcheviks commettraient à mon avis une faute mille fois plus grave que celle qui consiste à refuser de participer aux élections pour le parlement bourgeois anglais. Naturellement, je suppose en disant cela que les groupes 4 — 6 et 7 pris ensemble sont réellement liés à la masse ouvrière et ne représentent pas exclusivement de petits groupes intellectuels, comme cela arrive assez souvent en Angleterre ». Sous ce rapport les Workers' Committees et les Shop Stewards, qui ont sans doute des liens étroits avec la masse, ont une grande importance.
Le lien ininterrompu avec la masse ouvrière, l'aptitude à y entretenir une agitation constante, à prendre part à chaque grève, à répondre à toutes les interrogations formulées par la masse, c'est là l'essentiel pour le Parti Communiste, surtout dans un pays tel que l'Angleterre, où jusqu'à présent (comme d'ailleurs dans tous les pays impérialistes) seuls de petits groupes ouvriers, composés de représentants de l'aristocratie ouvrière, pour la plupart complètement et irrémédiablement pourris de réformisme, captifs des préjugés impérialistes et bourgeois, ont pris part au mouvement socialiste et en général au mouvement ouvrier. Sans lutte contre ces éléments, sans destruction totale de leur autorité, sans enracinement au sein de la masse de la conviction de leur absolue corruption bourgeoise, il ne peut être question d'un mouvement ouvrier communiste sérieux.
Ceci se rapporte à la fois à l'Angleterre, à la France, à l'Amérique et à l'Allemagne.
Les ouvriers révolutionnaires qui font du parlementarisme le point de mire de leurs attaques ont pleinement raison dans la mesure où ils expriment ainsi le rejet de principe du parlementarisme bourgeois et de la démocratie bourgeoise. Le pouvoir des Soviets, la République des Soviets, voilà ce que la révolution ouvrière a institué à la place de la démocratie bourgeoise ; voilà la forme de transition du capitalisme au socialisme, la forme de la dictature prolétarienne. Et la critique du parlementarisme est non seulement légitime et nécessaire pour motiver le passage au pouvoir des Soviets, mais elle est absolument juste, en tant que manifestant la conscience du caractère historique conditionnel et borné du parlementarisme, de ses liens avec le capitalisme, de son rôle progressif par rapport aux institutions du moyen âge et réactionnaire par rapport au pouvoir des soviets.
Mais les critiques du parlementarisme en Europe et en Amérique, quand ils appartiennent aux milieux anarchistes et anarchistes-syndicalistes, ont souvent tort quand ils se refusent à toute participation aux élections et à l'activité parlementaire. Nous ne voyons ici qu'une insuffisance d'expérience révolutionnaire. Nous, russes, qui avons traversé au XXe siècle deux grandes révolutions, nous savons quelle influence il possède en fait pendant les périodes, révolutionnaires en général et surtout au moment même de la révolution. Les parlements bourgeois doivent être dissous et remplacés par des institutions soviétistes. On n'en peut douter. On ne peut douter maintenant, après l'expérience de la Russie, de la Hongrie, de l'Allemagne, que cette transformation s'accomplira certainement pendant la révolution prolétarienne. C'est pourquoi il convient d'y préparer systématiquement les masses ouvrières, de les éclairer à l'avance sur les tâches du régime des soviets, et cette propagande et cette agitation pour les soviets constituent pour l'ouvrier qui veut être un révolutionnaire en fait, un devoir indiscutable. Mais nous, Russes, nous avons rempli cette tâche en agissant aussi dans l'arène parlementaire ; dans la misérable douma tsariste, composée de grands propriétaires, nos représentants ont su faire de la propagande révolutionnaire et républicaine. On peut et on doit ainsi faire à l'intérieur même des parlements bourgeois une propagande soviétiste.
Il se peut que ce but ne soit pas facile à atteindre tout de suite, dans tel pays ou dans tel autre, mais c'est là une autre question. Il faut faire tous les efforts nécessaires pour que cette tactique juste soit admise des ouvriers révolutionnaires dans tous les pays. Et si le parti ouvrier est vraiment révolutionnaire, s'il est vraiment ouvrier (c'est-à-dire étroitement lié à la majorité des travailleurs, aux couches inférieures du prolétariat et non uniquement à ses couches superficielles), s'il est vraiment un parti, c'est-à-dire une organisation de l'avant-garde révolutionnaire possédant une forte cohésion, sachant employer tous les moyens pour faire, parmi les masses, œuvre révolutionnaire, — s'il en est ainsi, ce parti saura certainement tenir en mains ses parlementaires, en faire de véritables propagandistes, comme Karl Liebnecht, et non des opportunistes, non des conducteurs du prolétariat usant des procédés bourgeois, des habitudes bourgeoises, des idées bourgeoises et de l'absence bourgeoise d'idées...
Si l'on ne pouvait atteindre d'un coup ce résultat en Angleterre et si, en outre, l'union des partisans du système des Soviets s'y montrait impossible précisément à cause du désaccord sur la question parlementaire et uniquement à cause de ce désaccord, je considérerais alors comme un pas utile vers l'unité complète la formation de deux partis communistes partisans du passage du parlementarisme bourgeois au gouvernement des Soviets. Que l'un de ces partis participe à l'action parlementaire, que l'autre s'y refuse ; ce désaccord est actuellement tellement insignifiant que le plus raisonnable serait de ne pas se diviser pour si peu. Mais l'existence simultanée de deux partis communistes serait un immense progrès par rapport à la situation actuelle et cette dualité ne serait très vraisemblablement appelée à ne durer que pendant une courte période de transition, avant l'unité complète et la prompte victoire du communisme3.
Le pouvoir soviétiste n'a pas seulement montré en Russie, en s'appuyant sur une expérience de près de deux années, que la dictature du prolétariat était possible même dans un pays agricole, et qu'elle était capable, grâce à la création d'une armée forte (meilleure preuve d'organisation et d'ordre) de se maintenir clans des conditions incroyablement difficiles.
Le pouvoir soviétiste a fait encore d'avantage : il a déjà moralement triomphé dans le monde entier, car partout la masse ouvrière, bien qu'il ne lui parvienne que des bribes de vérité sur le pouvoir soviétiste, bien qu'elle soit assaillie de milliers et de millions de communications mensongères relatives à ce pouvoir, s'est déjà prononcée pour lui. Le prolétariat du monde entier comprend déjà que ce pouvoir est celui des travailleurs, que seul il libère du capitalisme, du joug du capital, de la guerre entre impérialistes et conduit à une paix solide.
C'est précisément pour cela que si les impérialistes peuvent remporter des victoires sur des républiques soviétistes isolées, il leur est impossible de vaincre le mouvement soviétiste mondial du prolétariat.
Salutations communistes.
N. LENINE.
P. S. — Cette coupure de la presse russe vous donne un échantillon de nos informations concernant l'Angleterre :
Londres, 25 août (par Béloostrov). Le correspondant londonien du Berlingske Tidende de Copenhague communique le 3 août dernier à propos du mouvement bolchevik en Angleterre : « Les grèves de ces derniers jours et les récentes révélations ont ébranlé la foi des Anglais en l'immunité de leur pays contre le bolchévisme. Actuellement, les journaux discutent vivement de cette question et l'administration fait tous ses efforts pour établir que le « complot » existait depuis longtemps déjà et visait à renverser le régime actuel, ni plus ni moins. La police anglaise a arrêté le bureau révolutionnaire qui disposait, comme l'assurent les journaux, de fonds et d'armes. Le Times publie certains documents trouvés sur les personnes arrêtées. Ils contiennent un programme révolutionnaire complet, selon lequel toute la bourgeoisie doit être désarmée ; des armes et des munitions doivent être trouvées pour les Soviets des députés ouvriers et soldats rouges, et une Armée Rouge doit être formée ; tous les postes publics doivent être occupés par des ouvriers. Ensuite, il était question d'instituer un tribunal révolutionnaire pour juger les inculpés politiques et les personnes coupables de mauvais traitements vis-à-vis des emprisonnés. Il était proposé de confisquer tous les vivres. Le parlement et les autres organes d'administration publique doivent être dissous, et des Soviets révolutionnaires institués à leur place. La journée de travail doit être limitée à six heures, et le salaire hebdomadaire minimum porté à 7 livres. Les dettes publiques ainsi que toutes les autres doivent être annulées. Toutes les banques, toutes les entreprises industrielles et commerciales et tous les moyens de transport sont déclarés nationalisés,
Si cela est vrai, je dois exprimer aux impérialistes et aux capitalistes anglais, en la personne du Times, leur organe, le plus riche journal du monde, ma reconnaissance et ma gratitude très respectueuse pour leur excellente propagande en faveur du bolchévisme. Poursuivez dans cet esprit, messieurs du Times : vous amènerez on ne peut mieux l'Angleterre à la victoire du bolchévisme !
Notes
1 Il est question du Congrès constitutif du Parti communiste d'Allemagne, qui se tint à Berlin du 30 décembre 1918 au 1er janvier 1919. Malgré l'intervention de Karl Liebknecht et de Rosa Luxemburg, qui proposaient de participer aux élections de l'Assemblée nationale, le Congrès prit à la majorité des voix (62 contre 23) la décision erronée de ne pas prendre part à la campagne électorale. (Note des Editions du Progrès)
2 Parti socialiste britannique [British Socialist Party], fut fondé en 1911 à Manchester, à la suite de la fusion du Parti social démocrate avec d'autres groupes socialistes. Le B.S.P. faisait sa propagande dans un esprit marxiste et était un parti « non opportuniste, réellement indépendant des libéraux » (Lénine, Œuvres, Paris Moscou, t. 19, p. 288). Le petit nombre de ses adhérents et son manque de liaison avec les masses lui conféraient cependant un certain caractère sectaire. Pendant la première guerre mondiale, au sein du parti se déroula une lutte aiguë entre la tendance internationaliste (W. Gallacher, A. Inkpin, D. MacLean, F. Rothstein, etc.) et la tendance social chauvine avec Hyndman à sa tête. La tendance internationaliste comptait des éléments hésitants qui adoptèrent une position centriste, sur un certain nombre de questions. En février 1916, un groupe du B.S.P. fonda le journal The Call, qui devait contribuer grandement au regroupement des internationalistes. La conférence annuelle du B.S.P., qui se tint à Salford en avril 1916, condamna la position social chauvine de Hyndman et de ses partisans, qui quittèrent alors le parti.
Le parti socialiste britannique accueillit favorablement la Grande Révolution socialiste d'Octobre. Ses membres jouèrent un rôle important dans le mouvement des travailleurs anglais pour la défense de la Russie soviétique contre l'intervention étrangère. En 1919, 98 organisations locales du parti contre 4 se prononcèrent pour l'adhésion à l'Internationale communiste. Le B.S.P. ainsi que le groupe d'unité communiste jouèrent le rôle principal dans la fondation du Parti communiste de Grande Bretagne. Au premier Congrès d'unification de 1920, l'immense majorité des organisations locales du B.S.P. adhérèrent au Parti communiste. (Note des Editions du Progrès)
3 Une fois de plus, Lénine avait prévu dans ces lignes ce qui s'est passé iin an pins tard. Actuelllement, en effet, deux partis communistes sont en formation en Angleterre. (Note du Bulletin communiste)
* ici machisme ne signifie pas "partisan de Mach"
jeudi 7 mars 2024
Sylvia Pankhurst avait détaillé bien mieux que Lénine en 1917 comment des soviets pourraient donner le pouvoir aux femmes comme aux hommes
Les Soviets domestiques des villes.
Les Soviets domestiques de district ou de sous-district qui font partie des villes de plus de 50_000 habitants enverront au Soviet domestique de cette ville un délégué pour vingt régions soviétiques. Ainsi, au soviet de Manchester et de Salford, les différents sous-districts enverraient au total 207 délégués.
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JEUDI 7 MARS 2024
Sylvia Pankhurst avait détaillé bien mieux que Lénine en 1917 comment des soviets pourraient donner le pouvoir aux femmes comme aux hommes
Dans son texte passionnant, Sylvia Pankhurst confond délégateurs et délégués. Le soviet de Petrograd n'était pas une assemblée générale, une assemblée confuse dont les manipulateurs organisent en coulisse leurs manoeuvres. Mais la réunion de délégués ayant chacun 500 délégateurs. Le 12 mars 1917, l'appel des mencheviks et des sociaux-révolutionnaires modifiait ce quota pour un délégué pour 1000.
Naturellement, nous, révolutionnaires humanocrates, nous avons donc une lecture critique du texte de Sylvia Pankhurst - nous appelons à des délégués #1pour5 #1pour25 #1pour125 etc
Et pour le quota #1pour500 délégateurs désignant 1 délégué conseiller, nous ajoutons à cela que les 500 délégateurs formeront 25 groupes de 20 et que chaque groupe désignera 4 fonctionnaires et 1 étudiant.
On arrivera donc au quota de #1pour625 comme socle du soviet d'arrondissement.
Et donc dans une zone de 250 familles (et donc d'environ 625 adultes) nous préconisons la désignation de 5 DIC délégués intermédiaires conseilles, de 20 déléguéEs de base et de 100 délégués intermédiaires de base (parmi lesquels 20 étudiants et 80 fonctionnaires révocables)
Sylvia Pankhurst aurait certainement accepté une telle structure.
Quant aux soviets de santé publique et d'éducation de son projet, ce seront évidemment des commissions et des sous-commissions formées de délégués révocables qui seront mises en place. 8 commissions pédagogie et 5 commissions santé par commune d'environ 4400 habitants dans la France de 2024
Lénine au lieu d'insulter Sylvia Pankhurst en la traitant de "gauchiste" malade aurait été inspiré de prendre modèle sur ses préconisations, d'installer en Russie de telles structures et d'appeler tous les communistes d'Europe à mettre en place ces "soviets domestiques" sans même attendre une prise de pouvoir centrale.
Une constitution pour les soviets britanniques. Points pour un programme communiste - Sylvia Pankhurst
Pankhurst expose sa vision de la manière dont un système de soviets pourrait être appliqué à la Grande-Bretagne.
Le système capitaliste doit être complètement renversé et remplacé par la propriété commune et le contrôle ouvrier de la terre, des industries de toutes sortes et de tous les moyens de production et de distribution.
Le Parlement doit être aboli et remplacé par un système de soviets formés de délégués des industries, des foyers, des régiments et des navires.
Tous les délégués soviétiques peuvent être changés à tout moment. Ils doivent être instruits et rendre compte à ceux qu'ils représentent. Nul ne peut participer à un soviet, voter ou être élu délégué soviétique s'il vit ou tente de vivre de ses richesses accumulées, du commerce privé ou du travail d'autrui qu'il emploie à des fins privées.
Soviets domestiques
Afin que les mères et ceux qui organisent la vie familiale de la communauté soient représentés de manière adéquate et puissent prendre la part qui leur revient dans la gestion de la société, un système de soviets domestiques sera institué.
Zones urbaines
Chaque district urbain sera divisé en zones soviétiques domestiques, dont chacune comprendra, autant que possible, 250 habitants.
Les femmes membres de ces familles, âgées de plus de 20 ans, mères et ménagères, constitueront le soviet domestique de la région. (...)
Le Soviet domestique se réunira chaque semaine. Il peut être convoqué entre-temps pour des affaires urgentes par les délégués.
Le Soviet domestique établira des règles pour sa propre direction et instruira ses délégués sur les questions suivantes :
Ameublement, réparations et décorations nécessaires pour les maisons de sa zone.
L'installation de familles ou d'individus supplémentaires dans des locaux vacants ou partiellement occupés sur son territoire.
La prévention de la surpopulation dans sa zone.
Fourniture de nourriture et de vêtements aux habitants de sa zone. Efficacité de l'approvisionnement en eau, éclairage, carburant, nettoyage et assainissement, enlèvement des ordures, nettoyage des vitres, etc.
Installations de bain et buanderie. Entretien ménager coopératif. Crèches pour enfants. Prise en charge des soins infirmiers pour les malades.
Sage-femme et soins aux femmes enceintes et allaitantes et toutes les questions touchant les mères, les nourrissons et les questions familiales en général. Toutes les questions publiques ou politiques intéressant les femmes qui forment le Soviet Domestique de la Région.
Le soviet domestique élit un délégué au soviet domestique du district. (...)
Les Soviets domestiques des villes.
Les Soviets domestiques de district ou de sous-district qui font partie des villes de plus de 50_000 habitants enverront au Soviet domestique de cette ville un délégué pour vingt régions soviétiques. Ainsi, au soviet de Manchester et de Salford, les différents sous-districts enverraient au total 207 délégués.
Les soviets domestiques des villes désignent des délégués aux soviets de ville. (...)
[Suit ensuite l'organisation nécessaire à la création de soviets domestiques dans les zones rurales.]
Soviets industriels
Les ouvriers de chaque industrie prépareront et adopteront un plan pour la gestion de l'industrie, tant au niveau local que national, par les travailleurs de l'industrie, et ce plan sera soumis à la ratification du Conseil national des Soviets.
Dans chaque industrie, les lignes générales suivantes doivent être suivies : -
Dans chaque atelier sera formé un comité ouvrier ou soviet composé de tous les ouvriers de l'atelier, des deux sexes et de tous les grades. Un comité de délégués de chaque atelier et, autant que de besoin, de chaque branche artisanale et technique, sera constitué dans l'usine. Les contremaîtres et les directeurs seront nommés par vote des ouvriers de l'usine et sur avis du conseil de district, de ville, régional ou national de l'industrie.
Des soviets de district et, si nécessaire, des soviets de sous-district seront formés pour l'industrie, et les ouvriers de chaque usine enverront des délégués au soviet de district ou de sous-district.
Des soviets régionaux et des soviets nationaux seront également constitués pour chaque industrie.
Le soviet de district de chaque industrie sera représenté au soviet général de district, les différents soviets régionaux industriels seront représentés au soviet régional général et les conseils nationaux des industries seront représentés au conseil national des soviets.
Des conseils économiques nationaux, régionaux et de district, composés de délégués des diverses industries et des soviets généraux, seront formés afin de coordonner les diverses fonctions industrielles et de superviser les questions de distribution et d'approvisionnement. Les ouvriers des métiers de la distribution, dans lesquels seront absorbés à la fois les employés actuels des coopératives et les employés des entreprises privées, se chargeront cependant du principal travail de distribution. Ces ouvriers auront leurs soviets comme les ouvriers des autres industries.
Soviets de santé publique
Toutes les personnes chargées des soins aux malades, chirurgiens, médecins, infirmières, etc., formeront leurs propres soviets industriels ;
Des soviets de santé publique seront formés, composés pour moitié de délégués du personnel médical et chirurgical et pour moitié de délégués du soviet général local. Des conseils de santé publique seront formés pour les districts et groupes de districts, les villes de plus de 50 000 habitants, les régions et les comtés, ainsi qu'un conseil national.
Soviets d'éducation
Des soviets pour les écoles, collèges, universités et autres établissements d'enseignement seront créés. Chaque établissement d'enseignement aura son soviet de professeurs et son soviet d'élèves. Chaque école pour enfants de moins de seize ans tiendra également des réunions de parents et d'enseignants et élira un conseil composé de représentants des enseignants et des parents, avec un représentant du soviet de district et un représentant du soviet éducatif de district.
Dans les écoles pour enfants âgés de seize à dix-huit ans, les élèves peuvent envoyer un représentant au Conseil d'école, et dans les écoles et collèges pour élèves entre dix-huit et vingt ans, les élèves nommeront un quart du Conseil, les parents nommeront un - le quatrième et la moitié des enseignants ; un nombre approprié de représentants experts sera nommé par le Soviet éducatif du district. (...)
[Les soviets de l'armée, des marins et des marins et des ouvriers agricoles sont décrits de la même manière.]
Les soviets
Les soviets, organes centraux de l'administration sociale, instrument de la dictature du prolétariat contre le capitalisme, sont constitués de soviets de district ou de sous-district de délégués des industries, des soviets de l'intérieur, des soviets de l'armée et de la marine. , et ainsi de suite.
Les soviets de district seront formés d'un délégué pour chaque soviet industriel de la région, et de tout soviet de l'armée, de la marine ou de la marine marchande qui pourrait s'y trouver, et d'un délégué supplémentaire pour 500 ouvriers de l'industrie, un délégué pour 300 membres des soviets domestiques, un délégué du soviet pédagogique du district et un délégué du soviet des enseignants de district, avec un délégué supplémentaire pour 300 membres du soviet des enseignants ; également un délégué du Soviet de santé publique et un pour 300 membres du Soviet des travailleurs médico-chirurgicaux. La tâche du soviet est d'être le lien de coordination avec tous les autres comités, de créer tous les nouveaux comités qui pourraient être nécessaires et de mettre en œuvre la politique politique générale des ouvriers. (...)
Conseil national des soviets
Un Conseil national des soviets sera formé. Il sera composé pour deux tiers de délégués des soviets de région et de comté, à raison d'un délégué pour 100 000 habitants, et pour un tiers de délégués du Conseil national des soviets domestiques, du Conseil économique national, du Soviets nationaux des principaux groupes d'industries, Conseil national de l'agriculture et Conseil national des Soviets de ménages, de santé publique et d'éducation. (Un Conseil similaire sera formé pour l'Écosse si cela est souhaité.) Le Conseil national des Soviets se réunira tous les trois mois et siégera aussi longtemps que nécessaire.
Le Conseil national des Soviets élira un comité exécutif de 300 personnes qui exécutera les directives du Conseil national des Soviets et nommera les présidents des Conseils nationaux de l'économie domestique, de la santé publique industrielle, de l'éducation, de l'armée, de la marine, etc.
Il élira également les secrétaires des départements nationaux supplémentaires qui pourraient être nécessaires, par exemple celui des affaires étrangères. Un comité exécutif sera nommé par le Comité exécutif national pour travailler avec ces secrétaires.
Les présidents et secrétaires des départements nationaux formeront ensemble un comité de commissaires du peuple. Leur président est choisi par le Comité exécutif national.
Publié dans Workers' Dreadnought, 19 juin 1920. Tiré du site Web Antagonism .












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